Le pôle Verre, bénéficiant d'une demande soutenue tant en Europe qu'aux Etats-Unis et de l'effet des programmes de réduction des coûts, a connu une nette augmentation de sa rentabilité.
Le pôle Matériaux Haute Performance maintient ses résultats de l'année 1997, l'amélioration de la rentabilité de la Branche Abrasifs ayant compensé la baisse observée dans les activités de la Branche Céramiques, en particulier dans le secteur des électrofondus et des produits pour l'électronique.
Le pôle Habitat a connu une croissance à deux chiffres, tant au niveau de son chiffre d'affaires que de son résultat d'exploitation, du fait de la politique de développement offensive menée par le Groupe dans ces métiers et du redressement du marché du bâtiment.
Le chiffre d'affaires du Groupe augmente à structure réelle de 9,2%. A structure comparable, il progresse de 3% en francs français et de 3,5% en monnaies nationales.
Les volumes de vente ont connu, en 1998, une progression notable, tant aux Etats-Unis qu'en Europe, dans la continuité du 1er semestre de l'année. Quant aux prix de vente, qui ont subi une faible érosion au cours du deuxième semestre, ils ressortent, en moyenne à un niveau très légèrement inférieur à celui de 1997.
Les ventes se répartissent ainsi : France 37,7%; autres pays d'Europe, 29,7%; Amérique et Asie 32,6 %.
Le résultat d'exploitation progresse de 11,5%, et représente 10% du chiffre d'affaires, contre 9,8% en 1997.
La rentabilité a progressé dans toutes les grandes zones géographiques, et plus particulièrement en Europe grâce, d'une part, à un bon niveau d'activité dans la plupart des marchés du Groupe et, d'autre part, aux gains de productivité réalisés.
Le résultat courant des sociétés intégrées augmente de 14,3%, grâce à l'amélioration du résultat d'exploitation, à la diminution des charges hors exploitation (909 millions de francs contre 1 150 en 1997, soit 139 millions d'euros contre 175 en 1997), et malgré la baisse des dividendes reçus (380 millions de francs contre 590 en 1997, soit 58 millions d'euros contre 90 en 1997). Ces dividendes étaient en effet particulièrement élevés en 1997, compte-tenu du versement, par la Compagnie de Suez, d'un dividende exceptionnel de 253 millions de francs (soit 38,6 millions d'euros).
La charge nette de financement, à 1 976 millions de francs (301,2 millions d'euros), est quasiment stable par rapport à 1997.
Le résultat des réalisations d'actifs ressort à 2 576 millions de francs (393 millions d'euros), et provient essentiellement des cessions de 1, 2 million de titres Vivendi et du solde des participations dans Suez-Lyonnaise des Eaux et AXA.
Le résultat net atteint 7.190 millions de francs (1.096 millions d'euros), en augmentation de 27,8% sur celui de 1997. Rapporté au nombre total de titres émis au 31 décembre 1998 (90 295 788 actions), il représente un bénéfice par action de 79,63 francs (12,14 euros) contre 63,08 francs (9,60 euros) en 1997 (89 226 813 actions).
Hors plus-values de réalisation d'actifs, il s'élève à 5.170 millions de francs (788 millions d'euros) contre 4.300 millions de francs (655 millions d'euros) en 1997, soit une progression de 20,2%. Rapporté au nombre total de titres émis au 31 décembre 1998 (90 295 788 actions), il représente un bénéfice par action de 57,27 francs (8,73 euros) contre 48,19 francs (7,35 euros) en 1997 (89 226 813 actions).
L'autofinancement s'établit à 12.386 millions de francs (1.888 millions d'euros), en hausse de 11,6%. Il représente 10,6% du chiffre d'affaires contre 10,4% en 1997. Avant la charge d'impôts sur plus-values de cession qui se monte à 542 millions de francs (82,6 millions d'euros), il atteint 12.928 millions de francs (1.971 millions d'euros).
Les investissements industriels ressortent à 8.497 millions de francs (1.295 millions d'euros) contre 8.875 millions de francs (1.353 millions d'euros) en 1997. Ils représentent 7,3% du chiffre d'affaires contre 8,3% en 1997
Les investissements en titres s'élèvent à 13,6 milliards de francs (2,1 milliards d'euros), dont 2,3 milliards de francs (351 millions d'euros) pour le rachat de 2,3 millions d'actions Saint-Gobain et 2,5 milliards de francs (381 millions d'euros) pour l'acquisition de 17% du capital de Poliet en juillet 1998.
L'endettement net s'établit à 25,6 milliards de francs (3,9 milliards d'euros) au 31 décembre 1998, et représente 37,8 % des fonds propres.
L'analyse par zone géographique (cf annexe) fait ressortir le maintien de bonnes performances en Amérique du Nord et du Sud, ainsi qu'une amélioration en Europe, à l'exception toutefois du Royaume-Uni. La crise que traversent actuellement les pays asiatiques et le Brésil n'a pas eu d'incidence significative sur les résultats de l'exercice 1998, compte-tenu des caractéristiques du Groupe dans ces pays.
Perspectives: le Groupe Saint-Gobain prévoit, pour l'année 1999, une nette progression de son bénéfice net par action, avant comme après plus-values de cession.
28/01/1999