Concilier dix milliards d’habitants et zéro émission de CO2 ?

  • Mission « zéro émission »
L’énergie d’une cause commune
Devant les défis, l’enthousiasme provoque les solutions. Les remises en question ouvrent le champ des possibles et les horizons. De la conception au réemploi, de la production à l’exploitation, progresser, pour longtemps, est un vœu pour le bien commun.

Le saviez-vous ?

En septembre 2019, à l’occasion du Climate Action Summit, plus de 90 multinationales, dont Saint-Gobain, se sont engagées auprès des Nations-Unies pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050.

Concrétiser la neutralité carbone

Lors du Climate Action Summit en septembre 2019, Saint-Gobain a solennellement fixé son objectif de neutralité carbone à un horizon de 30 ans. Une ambition de long terme qui demande d’agir par étape, année après année. Dans les faits, Saint-Gobain prenait ses responsabilités avant même de signer l’accord lors du sommet des Nations-Unies. En 2015 déjà, le Groupe s’engageait à réduire ses rejets en eau de 80%, les déchets non-valorisés de 50%, et les émissions de CO2 de 20% à horizon 2025, par rapport à 2010. Des actions illustrent cet élan. Comme l’usine de Bhiwadi, en Inde, qui récolte l’eau de pluie sur son toit pour économiser 8 400 m3 par an. Ou celle d’Eslov, en Suède, qui valorise 100% de ses déchets depuis 2019. 

Si l’engagement auprès du Climate Action Summit est ambitieux, c’est parce qu’il nécessite d’agir sur tous les fronts. 

Au commencement, l’efficacité énergétique des procédés de fabrication. Ce sujet embarque aussi bien l’innovation par la recherche que l’installation d’usines « 4.0 », intelligentes, capables de produire davantage avec moins de matières premières et moins d’énergie.

Autre pivot : le mix énergétique de nos usines : comment décarboner nos sources d’électricité pour moins dépendre, par exemple, de centrales à charbon, comment augmenter la part des énergies renouvelables ? 

A cela s’ajoute la révolution de l’économie circulaire. Les cycles de production, de consommation, la valorisation des déchets de chantier… chaque séquence est rejouée pour s’intégrer dans un cercle vertueux. Telle matière première sera remplacée par telle matière recyclée. Par exemple, les vitrages utilisés dans la construction peuvent se composer à 50% de verre recyclé. Un chiffre qui monte jusqu’à 90% pour la laine de verre. Les efforts actuels de Saint Gobain ont permis d’éviter, en 2018, le prélèvement de plus de 9 milliards de tonnes de matières premières vierges naturelles. Et une tonne de calcin utilisée à la place d’une tonne de sable vierge pour la fabrication de verre, c’est 350 kg de CO2 économisés !

Pour que ces engagements à 30 ans soient respectés, les initiatives doivent être répétées, les petites réussites soulignées, les grands changements encouragés. Il s’agit, pour le Groupe Saint-Gobain, d’être au cœur de cette dynamique en engageant l’ensemble des parties prenantes. Une feuille de route exigeante mais enthousiasmante pour les collaborateurs du Groupe Saint Gobain.

Au-delà de l’activité industrielle du Groupe, les matériaux commercialisés pour ces différents marchés, au premier rang desquels figure la construction, mais aussi la mobilité, la santé et les marchés industriels sont conçus en visant la performance énergétique. Dans les centres de recherche de Saint-Gobain partout dans le monde, les chercheurs planchent sur les innovations qui orientent le verre, la fibre de verre, les isolants, les mortiers ou les matériaux composites vers le bas carbone.

Une politique d’investissements consciente

Le partage de connaissances, de savoir-faire, de technologies, permet d’obtenir des résultats plus rapidement. Saint-Gobain scelle des partenariats à travers le monde avec des entreprises aux ambitions communes. 

Récemment, Unity Homes, un constructeur américain de maisons durables et performantes énergétiquement, a signé avec Saint-Gobain un accord en ce sens. Les prochaines maisons conçues conjointement seront assemblées plus rapidement, à proximité des zones de vente et nécessiteront moins de main-d’œuvre. Autant d’économies de gaz à effet de serre. D’autant que ces constructions, préfabriquées en partie, limitent également le gaspillage de matières. 

Autre exemple : le Groupe Saint-Gobain développe ses usines et accroît sa production de laine de verre en Roumanie, en Italie, en France notamment. Ses capacités de production revues à la hausse permettront d’accompagner la croissance du marché de la rénovation énergétique, souvent encouragée par des politiques publiques volontaristes.

Le prix interne du carbone, levier d’innovation

Depuis 2016, Saint-Gobain a instauré un prix interne du carbone. Le principe : le prix interne du carbone agit comme un outil d’aide à la prise de décision pour les projets de R&D ou les investissements industriels. En orientant les choix vers des solutions bas-carbone, parfois plus coûteuses de prime abord, mais avec un vrai retour sur investissement à moyen et long termes. Et plus le prix est élevé, plus le potentiel d’innovation est grand.

La marche vers le « net zéro carbone » se fait pas après pas, décision après décision, avec une volonté forte, en capitalisant sur les bonnes pratiques, et en gardant toujours l’objectif en tête.