Economie circulaire : un enjeu anti-gaspi durable et responsable

Dans un contexte que l’on sait alarmant, où l’accumulation des déchets et la raréfaction des ressources naturelles ne cessent de croître, une remise en question s’impose. Que l’on soit consommateur ou entreprise, nous devons tendre vers une économie nouvelle. Saint-Gobain, présent sur toute la chaîne de production des matériaux, s’engage sur la voie de l’économie circulaire, en prenant en compte tout le cycle de vie des produits.
  • Rien ne se perd, tout se transforme…
En route vers une économie sobre en ressources !
Le constat est simple : les ressources naturelles viennent à manquer. Chaque année, l’humanité consomme plus que ce que la planète ne peut offrir. Cette réalité nous impose de revoir notre façon de produire et de consommer. Pour s’adapter à cette problématique, les entreprises doivent choisir de passer d’une logique linéaire à une logique circulaire, en transformant leur manière de faire.

Le saviez-vous ?

Le plâtre, le verre ou la fonte sont des matériaux qui peuvent se recycler à l’infini !

Lutte contre le gaspillage, un défi écologique

Le secteur du bâtiment est loin d’être le premier de la classe en matière de développement durable, il consomme énormément de ressources et génère beaucoup de déchets. 40 % des ressources mondiales sont utilisées pour la fabrication des matériaux, particulièrement le sable pour la fabrication du ciment. A lui seul, le secteur produit 40% des déchets solides mondiaux. Il suffit d’avoir déjà fait des travaux chez soi pour s’en rendre compte. Une quantité importante de matériaux est gâchée : surplus dans les quantités, mauvaise pose, déchetteries difficiles d’accès… Et la fabrication de ces matériaux s’appuie sur des ressources naturelles épuisables. 

L’une des réponses consiste à construire autrement. Saint-Gobain propose, à cet égard, de nombreuses solutions de construction « légère », véritables alternatives à la construction massive traditionnelle à base de ciment ou de briques, pour des bénéfices très nets en termes de diminution de l’intensité en ressources comme des émissions de gaz à effet de serre, et une démultiplication des usages possibles des bâtiments, plus flexibles et facilement adaptables à l’évolution des occupants.

Le défi aujourd’hui est de réussir à construire ou rénover plus efficacement davantage de bâtiments, avec moins de matériaux, tout en diminuant le gâchis des ressources. L’enjeu écologique et économique est de taille. 

Gestion Durable des Ressources

Face à cet enjeu, Saint-Gobain élaborait en 2015 sa politique de Gestion Durable des Ressources. L’objectif étant de favoriser la transition vers une économie circulaire. Trois axes de déploiement sont mis en place : avoir un maximum de contenu recyclé dans les produits, générer un minimum de déchets de chantier, valoriser les déchets restant. Saint-Gobain s’est fixé pour objectif de diminuer de moitié ses déchets de production non valorisés, à l’horizon 2025 par rapport à 2010.

Pour accompagner cette démarche, Saint-Gobain développe des outils en interne. SCORE, par exemple, permet d’évaluer la performance des produits de construction selon des critères de développement durable. Il prend en compte 5 catégories d’indicateurs, comme l’énergie et le climat, la santé ou l’économie circulaire.  Cela permet d’identifier des pistes d’innovation, pour développer de nouveaux produits plus durables ou améliorer les produits existants.

Saint-Gobain encourage aussi les initiatives entrepreneuriales participant de cette logique d’économie circulaire et d’éco-responsabilité. En 2016, Marie Combarieu ex-responsable communication et marketing digital chez Saint-Gobain, fonde Ecodrop, une application et un service à destination des artisans du bâtiment. « J'ai eu comme une intuition. J'ai rapidement compris que les artisans considèrent la gestion de leurs déchets comme un problème complexe et onéreux ». 

The SCORE tool by Saint-Gobain

La conception de matériaux durables

Pour limiter le gaspillage des matériaux, il faut améliorer les produits dès leur conception. Penser les matériaux en considérant leurs usages, avant, pendant et après, pour qu’ils puissent s’adapter à la ville de demain. S’engager à proposer des produits avec une durée de vie allongée pour des constructions plus durables. Et remplacer les vieux réflexes - fabriquer, utiliser, jeter - par de nouveaux : réduire, réemployer, réutiliser, recycler.

Diane Maffre, Responsable Produits et Solutions Durables chez Saint-Gobain explique : “La prise en compte des enjeux de l’économie circulaire dans l’innovation est une réponse aux grands défis environnementaux et climatiques auxquels nous sommes aujourd’hui confrontés. Plus responsable, cette démarche vise à diminuer notre dépendance vis-à-vis des énergies fossiles et des matières premières non renouvelables, ainsi qu’à consommer de façon plus durable.”

Avec l’éco-conception, Saint-Gobain cherche à rendre les bâtiments plus flexibles et modulables pour permettre des aménagements simples, sans gaspiller de ressources. Selon Pierre-André de Chalendar : “L'enjeu est de construire bien dès le début, sans gaspillage et d'anticiper la déconstruction pour la faciliter, en considérant qu'un bâtiment est une banque de matériaux.” Quelques exemples : la possibilité de démonter le verre d’une fenêtre sans avoir à retirer le châssis, des cloisons ou des plafonds démontables et facilement réutilisables. Privilégier la production sur-mesure limite également la quantité de déchets générés sur les chantiers, avec par exemple le service Lean by Placo, des plaques de plâtre pré-découpées à la juste dimension. Et surtout réinventer les usages des bâtiments, pour les optimiser dans le temps et rendre possibles toutes les transformations.

L’économie circulaire s’invite dans tous les métiers

Les filiales de Saint-Gobain ont engagé de nouveaux processus intégrant l’économie circulaire dans toutes ses dimensions. Citons par exemple la filiale Ecophon qui fabrique des dalles de plafond et des plafonds muraux à base de laine de verre. Restons sur les laines de verre avec la filiale ISOVER qui propose elle, des liant 100% biosourcés à base de matières premières issues des industries sucrière et céréalière. Autre exemple, en aval dans le cycle, avec la récupération des déchets : ainsi le réseau d’enseignes du bâtiment Point P qui gère à présent 115 points de déchetterie dont 11 d’entre-elles sont dites « multiflux », capables d’accueillir l’essentiel des rebuts des artisans ; depuis les films plastiques jusqu’aux pinceaux usagers, en passant par le plâtre et les aérosols… Un projet monté en partenariat avec le groupe Suez

Collecter les déchets pour créer de nouveaux matériaux

Dans de nombreux pays, Saint-Gobain a mis en place des offres pour récupérer les déchets de ses clients. Les déchets des uns peuvent ainsi devenir les matières premières des autres !

En 2008, le Groupe a créé la toute première filière française de recyclage des déchets à base de plâtre. Aujourd’hui, le système de recyclage de plâtre est présent dans 18 pays et s’adapte aux problématiques locales. En France, près de 50 000 tonnes de plâtre sont collectées et recyclées chaque année grâce au service Placorecycling©.

Autre initiative, avec ISOVER dans son usine de polystyrène expansé de Český Brod, en République tchèque. Un centre de recyclage y a été installé pour accueillir diverses sources de polystyrène usagé, aussi bien les déchets d’ISOVER issus de son activité, que les emballages de ses fournisseurs lors des livraisons par camion. L’usine collabore également avec d’autres filières. Au total, 300 tonnes de déchets peuvent être recyclées chaque année permettant de produire de nouveaux polystyrènes, soit 5% de la production annuelle du site de Český Brod.

La laine de verre fait l’objet d’une forte mobilisation à travers le dispositif Wool2Loop, coordonné par Saint-Gobain Finland Oy, en concertation avec quinze partenaires industriels et centres de recherche. L’objectif : produire de nouveaux matériaux à partir de laine de verre récupérée lors des démolitions, via un procédé de géopolymérisation. Celui-ci consiste notamment à chauffer le produit afin d’en obtenir par exemple du béton dit « polymère » dont le bilan carbone est 80% inférieur au béton traditionnel. Au-delà de ce traitement innovant, les équipes du projet Wool2Loop travaillent en amont à l’optimisation du tri sur les chantiers.

L'économie circulaire reste dépendante des modes de consommation, des infrastructures et du tissu industriel, mais aussi du contexte légal et des conditions de gestion des déchets. C’est pourquoi, le Groupe décline cette politique très localement, au plus près des territoires.