HOME : dans un habitat pensé pour durer

Faire de la Terre une maison commune plus belle et plus durable pour tous, c’est aussi repenser notre habitat. Comment mieux le concevoir et le construire, y vivre et le partager, afin de le rendre plus économe en ressources, plus confortable et plus sain ? Quelles sont les solutions qui contribuent à le rendre plus durable ? Nous avons rencontré quelques-uns des acteurs de cette transformation. 

DE QUOI PARLE-T-ON ? 

« L’habitat est un enjeu majeur, car c’est le point d'entrée de l’inclusion économique, sociale et culturelle. Il doit être durable par essence. » 

«  L’habitat est un enjeu majeur, car c’est le point d'entrée de l’inclusion économique, sociale et culturelle. Il doit être durable par essence, c’est-à-dire permettre de bâtir des conditions de vie stables et solides, sur le long terme. C’est un point crucial, notamment pour les migrants, pour qui l’accès à un logement digne est une précondition de leur intégration. Pour ONU-Habitat, l’enjeu n’est donc pas uniquement de construire des unités de logement, mais bien de bâtir la ville de demain, pour des commmunautés résilientes afin d’offrir une vie meilleure pour tous. Cette conviction nous a menés à lancer la campagne « Un logement pour tous », qui rappelle que le logement n’est pas seulement un toit, mais bien la pierre angulaire de la santé, la dignité, la sécurité, l’inclusion et le bien-être des habitants de la planète.

Pour ONU-Habitat, cette notion de durabilité est fondamentale. Depuis la conférence sur le changement climatique en 2006, nous avons redirigé nos travaux vers la construction durable et environnementale. Dans ce domaine, comme dans celui du droit au logement en général, nous sommes persuadés que les changements nécessaires interviendront si tous les acteurs de l’écosystème s’engagent et développent, ensemble, une vision commune des villes du futur. Nous apportons donc notre soutien aux gouvernements nationaux et locaux pour la mise en œuvre de politiques ou de programmes de logements. Et, à l’image du Forum Urbain Mondial que nous organisons tous les deux ans, nous veillons à ouvrir le dialogue entre les gouvernements, la recherche et le secteur privé. Ce dernier développe en effet des programmes de R&D très innovants, qui sont une source d’inspiration dans notre recherche de solutions et de nouvelles technologies pour améliorer la résilience du logement, dans les zones inondables par exemple. 





Comme dans nos autres programmes, notre intervention comprend deux types d’actions. D’abord, une mission de centre de recherche autour des cadres législatifs qui devront régir le code de la construction, les projets ou les aides au logement. Ensuite, une approche économique : comment créer des emplois ? Comment avoir un impact durable sur une économie locale ou nationale ? Pour cela, grâce à nos partenaires de terrain, nous favorisons les solutions opérationnelles qui permettent aux pays et aux villes d’améliorer le financement et l’accès au logement pour tous. Nous promouvons ainsi, notamment, les matériaux de construction alternatifs qui présentent plusieurs avantages : plus résilients face au changement climatique, ils permettent également de réduire le coût de la construction. Nous intégrons surtout une dimension culturelle essentielle : pour que l’habitat soit durable, il est important de promouvoir des techniques de construction ou des types de logements parfaitement adaptés aux situations, à la culture et aux modes de vie locaux, et des solutions d'architecture que les habitants, parfois récemment déplacés ou ayant traversés un conflit, pourront reproduire par eux-mêmes sur le long terme ». 





Les entreprises du secteur de la construction sont aux avant-postes du développement d’un habitat plus durable. En intégrant les préoccupations environnementales à chaque étape de leur chaîne de valeur, et en bâtissant des partenariats avec des institutions internationales comme le World Business Council for Sustainable Developement, elles espèrent contribuer à accélérer cette transformation.



ET DEMAIN ?

« Pour Saint-Gobain, la construction durable doit répondre à trois enjeux : bien-être et santé, énergie et climat, ressources et circularité. » 

Comment la préoccupation environnementale de Saint-Gobain oriente-t-elle sa stratégie ? 

Dès 2010, nous nous sommes fixés pour objectif de devenir la référence de l'habitat durable. Cela partait du constat qu’il n’était pas possible de continuer à concevoir, construire ou rénover les bâtiments comme nous le faisions jusqu’à présent, et ce pour deux raisons. D’abord, nous pensons qu’il faut offrir des bâtiments plus sains et plus confortables à une population mondiale de plus en plus urbanisée, et qui passe 80 % de son temps en intérieur. Ensuite, le secteur de la construction est celui qui consomme le plus de ressources naturelles avec 40 % de la consommation mondiale, et aussi celui qui contribue le plus au changement climatique avec 38 % des émissions de gaz à effet de serre à l’échelle mondiale. La construction durable répond donc à ces différents enjeux. L’objectif est de construire des bâtiments ayant, à la fois, un effet positif sur le bien-être de leurs occupants et un impact réduit sur l'environnement tout au long de leur cycle de vie. 



Quels sont les principaux axes de travail ? 

Saint-Gobain est idéalement positionné le long de sa chaîne de valeur et sur ses principaux marchés pour répondre à ces défis. Nous devons enrichir et valoriser notre offre pour des bâtiments plus durables. Cela implique de développer des solutions qui contribuent aux conforts thermique, acoustique et visuel des habitants, et à la qualité de l’air à l’intérieur, tout en réduisant les consommations énergétiques des bâtiments. Ces solutions doivent aussi préserver les ressources naturelles et avoir une empreinte carbone réduite - notamment par l’allègement, l’incorporation de matières recyclées et le recyclage en fin de vie. Enfin, elles doivent être sans risque pour la santé et la sécurité des équipes sur les chantiers. Pour y parvenir, nous nous appuyons sur l’innovation, qui doit naturellement intégrer tous ces sujets, mais aussi par des développements significatifs au niveau de nos achats et de nos procédés industriels. 



Comment le Groupe participe-t-il à cette réflexion avec d’autres acteurs de la construction ? 

Nous collaborons activement avec d'autres institutions et entreprises, afin de faire la promotion de la construction durable, d’en expliquer l’importance, d’en démontrer la faisabilité et ainsi, d’accélérer la transformation du marché. C'est en particulier le sens de notre partenariat avec le World Green Building Council, dont nous soutenons notamment la campagne « Better Places for People ». Nous participons également aux travaux du World Business Council for Sustainable Developement sur les enjeux de décarbonation et d'économie circulaire. Enfin, nous sommes membres de la Global Alliance for Buildings and Construction, qui a pour but d'aider les gouvernements à accélérer leur transition vers des bâtiments bas carbone. Nous sommes convaincus qu'au-delà de l’engagement du Groupe Saint-Gobain, la création de dynamiques d'acteurs est le moyen le plus efficace de faire changer rapidement les choses.



Développer l’habitat durable de demain nécessite aussi de réinventer la façon dont nous concevons, habitons et partageons nos lieux de vie pour les rendre plus économes en ressources. Parmi les initiatives qui ont vocation à se développer, le co-housing offre à ses habitants une meilleure qualité de vie autour de services et d’équipements partagés.



ILS L’ONT FAIT

« En mettant en commun l'espace et les services au sein de communautés fortes, le co-housing est une solution prometteuse pour le logement durable. »

« Le co-housing (co-habitat) est né au Danemark dans les années 1970. S’il a pris, au cours des années et selon les communautés, des formes variées, il y représente désormais 5 % des foyers. Notre association a pour objectif de développer ce concept en Belgique, et pourquoi pas, par la suite, dans d’autres pays du monde. Le principe du co-housing est de bâtir des communautés qui réunissent des habitants partageant les mêmes valeurs éthiques, sociales et environnementales. Tous décident de mettre en commun leurs ressources pour concevoir, réaliser et financer leur logement, au sein d'un ensemble de bâtiments géré collectivement. Nous avons donc créé une plateforme numérique sur laquelle les gens peuvent s'inscrire, faire part de leurs besoins et entrer en contact avec d'autres personnes qui ont un projet similaire au même endroit. 

Pour les aider, nous avons défini des principes qui les guident à chaque étape et leur permettent de faire les meilleurs choix. Ainsi, les futurs habitants cherchent ensemble un bâtiment à rénover ou un terrain à bâtir. Ensuite, en accord avec leur engagement écologique, ils choisissent le plus souvent des matériaux durables et résistants, et favorisent la construction de bâtiments à énergie passive. Une fois construit, en permettant de mutualiser la consommation d'énergie, d'avoir des bâtiments plus petits et un parking commun - donc moins d'empreinte au sol - et en partageant les véhicules, les installations ou les équipements, le co-housing est une véritable solution d'habitat durable. Et cela va même plus loin, car chaque projet de co-housing permet la création de communautés solidaires sur le long terme, même au cœur des villes : les enfants jouent ensemble, il y a de l'entraide, et un véritable tissu relationnel et intergénérationnel ». 





Nous l’avons vu, imaginer l’habitat de demain implique de repenser notre manière de concevoir et d’habiter nos logements. Sur le terrain, les industriels de la construction développent également de nouvelles solutions de construction modulaire, grâce à des produits préfabriqués. Véritables leviers de la construction durable, elles permettent à la fois de transformer facilement les bâtiments existants, de rendre accessibles des matériaux durables de haute qualité, et de réduire l’impact écologique des chantiers. 



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