Margot BOULET

Margot-Boulet

Née le 13 Mai 1990 (33 ans) à Provins (Seine et Marne 77).

DISCIPLINE :

Para aviron (catégorie PR3-Mix4+).
Club A Cercle Aviron Nogentais.

PALMARÈS :
 

  • 2022 : Médaillée d’argent aux Championnats d’Europe de Munich
  • 2021 : Médaillée de bronze aux Jeux Paralympiques de Tokyo
  • 2020 : Médaillée de bronze aux championnats d’Europe de Poznan

Prouver qu’il est possible d’être une femme et d’entrer au GIGN, possible de se remettre d’un accident de parachute paralysant et de se réinventer en sportive de haut niveau, Margot Boulet le démontre par son parcours exceptionnel.

À 18 ans, Margot est sportive de haut niveau en natation et suit des études en biologie. À 22 ans, elle intègre la Gendarmerie avec l’ambition d’entrer au GIGN, son unité d’élite. Elle réussit les tests au premier essai, elle passe la semaine de présélection et un pré-stage de deux mois d’épreuves physiques et psychologiques. Seule fille sur une soixantaine de candidats, elle fait partie des dix-sept finalistes.

Durant son année de formation, Margot se blesse gravement lors d’un stage de parachutisme. Elle est hospitalisée 6 mois, opérée 7 fois, on lui pose une prothèse de cheville et une arthrodèse lombaire. Elle doit abandonner son rêve et quitter le GIGN. Pour se reconstruire, Margot retrouve rapidement les bassins mais ne se voit pas reprendre la compétition dans cette discipline. Elle intègre le collectif France de para-aviron qui l’emmènera aux Jeux paralympiques de Tokyo lors desquels elle obtiendra une médaille de bronze.

À Paris, comme lors des Jeux de Tokyo, Margot est en course en quatre barré mixte : deux femmes, deux hommes et un barreur. 2 000 mètres de distance et un effort à l’intensité cardiaque maximale qui peut durer jusqu’à sept minutes.

J’ai d’abord eu une discipline de cœur, la natation qui m’a donné le goût de l’effort. À la Gendarmerie puis au GIGN, j’ai compris à quel point la résistance physique est intimement liée à la force mentale.
Après mon accident, l’aviron m’a permis de me reconstruire par le
sport. Se fixer de nouveaux objectifs, se sentir à nouveau performante, ressentir une saine fatigue malgré le handicap, ça me rend heureuse de vivre.

Suivez l’aventure de Margot vers Paris 2024