Quand l'entreprise devient moteur de la protection sociale

Et si l’entreprise du 21e siècle était plus résiliente et engagée ? En réconciliant performance et responsabilité, les entreprises s’engagent pour le bien commun. Bienvenue dans l’ère des entreprises à missions et « à convictions » qui préfèrent les actes à la parole.
  • Vers un modèle bienveillant et performant

Le saviez-vous ?

55 % de la population mondiale ne bénéficie d’aucune protection sociale (assurance maladie, retraite), 45 % ne bénéficient que d’une composante de la protection sociale.

En quête de sens, les entreprises portent de plus en plus souvent un engagement fort d’utilité sociale. Œuvrant pour le bien commun de leurs salariés et de la société, elles se distinguent par des valeurs… Mais surtout des actes. Preuve à l’appui : le programme Care by Saint-Gobain, qui garantit une protection sociale minimale pour les 170.000 collaborateurs du Groupe et de leur famille.

Quel est le point commun entre l’homme d’affaires Andrew Carnegie et l’industriel Henry Ford ? Tous les deux ont contribué, à leur façon, à l’émergence d’une entreprise plus philanthrope, tournée vers le bien commun. L’un en ouvrant près de 2 500 bibliothèques aux Etats-Unis, afin de permettre à la communauté ouvrière d’accéder à la culture. L’autre en doublant le salaire de ses employés pour réduire le turnover en usine. A cette époque, l’approche est plutôt au « paternalisme industriel », une philosophie qui entendait contribuer au progrès social en mettant à disposition logements, écoles et hôpitaux aux ouvriers et leurs familles.

Du paternalisme à l’entreprise engagée

Autres temps, autres mœurs. Plus d’un siècle plus tard, les entreprises en ont fini avec le paternalisme. Elles entendent désormais agir pour le bien commun et faire la preuve de leur facette sociale, au travers d’une politique RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises) forte, en adéquation avec leurs valeurs fondatrices. Cette exigence de cohérence amorce un changement durable, vers un modèle économique plus bienveillant et créateur de valeur.

C’est le cas de Saint-Gobain qui vient de lancer « CARE by Saint-Gobain ». Ce vaste programme de protection sociale s’adresse à l’ensemble des 170.000 collaborateurs du Groupe et à leur famille, partout dans le monde. Il couvre à la fois le suivi médical, l’accès aux soins, les congés parentaux, ou encore l’assurance-décès, complétant les dispositifs d’Etat quand ils sont moins-disant. « La solidarité est un principe qui est fortement ancré dans notre culture d’entreprise, souligne Pierre-André de Chalendar, Président-Directeur Général du groupe Saint-Gobain. Garantir à chaque salarié de Saint-Gobain les mêmes avantages minimum, est une avancée majeure pour le Groupe. »

Des actes et des preuves

Une avancée majeure, mais aussi une voie nouvelle, qui montre combien les entreprises se recentrent sur leur raison d’être. Leur Ikigai, comme disent les Japonais. Aux grands discours, les entreprises engagées préfèrent les actes et les preuves. Surtout, elles veillent à être cohérentes entre ce qu’elles produisent, ce qu’elles disent et ce qu’elles font.

C’est cela, être une entreprise d’utilité sociale, porteuse de sens et d’engagement envers ses salariés. « Les investissements solides et structurés dans le domaine de la santé sont un facteur de changement vers une société plus prospère », estime Adriana Rillo, Directrice des Ressources Humaines de Saint-Gobain Amérique Latine. En effet, offrir une protection sociale aux collaborateurs fait évoluer les usages, vers une meilleure justice sociale. C’est par exemple l’assurance de bénéficier de meilleurs soins de santé. « En Afrique du Sud, la couverture médicale privée demeure très coûteuse, et la plupart des employés ne peuvent pas y souscrire sans une forme quelconque de subvention de l'entreprise », indique Nqobile Dlamini, Responsable Rémunération et Avantages sociaux de Saint-Gobain Afrique Sub-Saharienne.

Plus de motivation

Nous voici donc dans une nouvelle ère, dans laquelle l’entreprise fait la démonstration de son utilité sociale auprès du collectif. La bonne nouvelle, c’est que l’entreprise comme le salarié ont tout à y gagner. « Ce genre de contrat social peut réduire l'incidence des maladies chroniques (pathologies cardiaques, cancer, les accidents vasculaires cérébraux ou diabète) qui s’avèrent très coûteuses à traiter », indique Adriana Rillo.

Si les bénéfices sont multiples en termes de santé, ils le sont aussi en termes de motivation. On le sait désormais : la reconnaissance et la solidarité sont les piliers majeurs du bien-être au travail et leur renforcement agit directement sur l’implication des salariés.

Par effet de domino, cette culture d’entreprise positive nourrit l’image de marque et permet d’attirer de nouveaux profils. La crise sanitaire actuelle n’a fait que forcer le trait, en faveur d’une utilité sociale plus prégnante. Candidats et collaborateurs aspirent à rejoindre ou à travailler pour une entreprise plus engagée et engageante envers la société. Une entreprise qui facilite l’accès à un mieux vivre, en réconciliant rentabilité et responsabilité. Performance et solidarité. Allons-nous vers une « entreprise Providence » ? Vers une plus grande conscientisation des marques ?

 

Le programme Care by Saint-gobain

5 garanties minimum applicables (mises en place progressive d'ici fin 2022) :

    • 2 pour la parentalité avec 14 semaines minimum de congés de maternité ou d'adoption rémunérées à 100 % du salaire et 3 jours minimum de congés payés à 100 % du salaire dans le cas d'un congé paternité ou partenaire (mis en place d'ici fin 2020).
    • 2 pour la santé grâce à la prise en charge de 80 % des frais médicaux pour le médecin généraliste et pour l’hospitalisation du collaborateur et sa famille.
    • 1 pour la prévoyance assurant à la famille du collaborateur un capital d’un an de salaire en cas de décès.

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