Adapter les bâtiments au changement climatique

Regards croisés sur la contribution des solutions de construction à l’agenda de l’adaptation climatique.

ARUP
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D'après un nouveau rapport de Saint-Gobain et du cabinet de conseil international en environnement bâti Arup, la conception des bâtiments doit être repensée pour résister aux changements climatiques. 

« Adapter les bâtiments au changement climatique : Regards croisés sur la contribution des solutions de construction à l’agenda de l’adaptation climatique », ce rapport explore les changements que les concepteurs, architectes, ingénieurs, promoteurs et investisseurs doivent mettre en œuvre pour que les bâtiments résistent mieux aux impacts croissants des phénomènes météorologiques extrêmes. Il décrit la nécessité d'adapter les bâtiments, présente des pistes pour y parvenir dès la conception et montre comment les produits et systèmes de construction disponibles peuvent contribuer à atteindre ces objectifs dans divers contextes.

ARUP

9 Messages clés pour favoriser l’action :

1. L’impératif d’adaptation : Le changement climatique est le défi majeur de l’environnement bâti actuel et futur : il est nécessaire de rénover le parc existant et de repenser en profondeur la conception des nouveaux bâtiments.
2. Une double relation avec le climat : Les bâtiments doivent faire face à des phénomènes aigus (vents extrêmes, tempêtes, feux de forêt, inondations) et à des pressions chroniques (hausse des
températures moyennes), tout en réduisant leur contribution à l’effet dit « Ilot de chaleur urbain » (UHI) dans les villes.
3. Un défi d’échelle : Une meilleure conception des nouveaux bâtiments doit s’accompagner d’une rénovation à grande échelle, car dans certaines régions, jusqu’à ~90% des bâtiments qui existeront en 2050 sont déjà construits ; la rénovation à grande échelle est donc essentielle.
4. Des stratégies de conception complémentaires : l’adaptation au climat repose sur une combinaison cohérente de robustesse, d’adaptabilité et de flexibilité, permettant aux constructions légères et bas‑carbone d’être aussi résilientes, et vice-versa.
5. Voies vers une conception adaptative : De multiples techniques sont utilisées – analyse des risques, reconfiguration de la relation architecturale avec l’environnement, données climatiques, technologies adaptatives et outils numériques – pour intégrer les risques présents et futurs dans les processus de conception.
6. Évolution des réglementations et transfert de risque : Les réglementations commencent à intégrer le changement climatique, mais à un rythme mesuré ; en parallèle, les mécanismes de transfert des risques résiduels qui ne peuvent être éliminés gagnent en importance, avec un niveau de maturité variable selon les régions.
7. Un marché de l’adaptation en croissance : Le secteur des solutions de construction évolue vers des produits spécifiques à certains aléas, des améliorations de performance des solutions courantes et le repositionnement d’offres existantes pour répondre aux risques climatiques, reconnaissant ainsi l’opportunité d’investissement.
8. Performance et systèmes intégrés : Le marché se détourne des produits isolés au profit de systèmes intégrés et axés sur la performance – des assemblages de composants conçus pour fonctionner ensemble dans des conditions climatiques multi-aléas.
9. Les bâtiments comme premières lignes de défense : L’enveloppe du bâtiment et le site constituent les premières lignes de défense face aux contraintes climatiques, que les systèmes constructifs peuvent cibler ; les solutions d’adaptation se concentrent sur les enveloppes et leur environnement immédiat comme premières barrières face aux impacts climatiques.

Concevoir et rénover des bâtiments capables de résister aux impacts climatiques est une priorité technique, économique et sociale. 
  • En 2024, le réchauffement planétaire a dépassé le seuil de +1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels; les zones terrestres comme l’Europe et l’Amérique du Nord se sont réchauffées plus rapidement que la moyenne mondiale, tandis que la température moyenne en Inde a augmenté d’environ 0,7 °C depuis le début du XX° siècle.
  • Même avec une atténuation ambitieuse, l’inertie du système Terre implique un réchauffement supplémentaire inévitable au cours des prochaines décennies: d’ici 2050 environ, les scénarios d’émissions modéré (SSP2 4.5) et élevé (SSP5 8.5) tendent à converger vers un réchauffement global d’environ 2 °C ou plus par rapport au niveau préindustriel, mais divergent significativement à l’horizon 2100 (environ 2,7 °C pour les scénarios modérés contre 4,4 °C pour les scénarios élevés).
  • Ce réchauffement modifie les facteurs climatiques ayant un impact sur les bâtiments: vagues de chaleur et températures extrêmes plus fréquentes et plus intenses, précipitations plus abondantes et inondations pluviales ou fluviales, tempêtes et vents violents plus sévères, sécheresses plus longues et conditions plus propices aux feux de forêt dans de nombreuses régions.
  • En outre, l’effet UHI peut être influencé par les choix de matériaux, de couleurs, de géométrie, de morphologie et de densité des bâtiments, pouvant accroître les températures locales et aggraver le stress thermique ainsi que la demande de refroidissement.
  • Entre 2000 et 2019, plus de 7 000 catastrophes majeures ont été recensées dans le monde, provoquant d’importantes pertes économiques et matérielles, avec des bâtiments et des infrastructures largement touchés. Les événements survenus en 2024 2025, comme les inondations catastrophiques de Valence, l’ouragan Helene en Floride et les journées de canicule à New Delhi, illustrent la manière dont l’intensification des aléas affecte aujourd’hui les bâtiments.
  • Les dernières projections du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) montrent que l’augmentation des températures, l’irrégularité des régimes de précipitations et la hausse du niveau de la mer peuvent aggraver davantage les profils de risques et accroître la probabilité de catastrophes.
  • Les principaux aléas dans le monde incluront les vagues de chaleur extrême, la hausse des températures moyennes, les vents extrêmes et tempêtes, les fortes précipitations et les feux de forêt.
  • Pour les bâtiments, ces évolutions des facteurs climatiques peuvent se traduire par des dommages aigus encore plus sévères (dommages structurels, défaillance des façades et toitures, infiltrations d’eau, exposition au feu, perte d’alimentation électrique et de services) et par des pressions chroniques (surchauffe, augmentation des charges de chauffage, ventilation et climatisation‑CVC, accélération de la dégradation des matériaux, problèmes d’humidité et de moisissures).
  • Dans les économies avancées, environ 80% des bâtiments qui existeront en 2050 existent déjà, tandis que les proportions sont plus faibles mais restent significatives dans de nombreux pays émergents : cela fait de la rénovation et de l’adaptation du parc existant un enjeu central, venant compléter la conception résiliente des nouvelles constructions.
Figure 1 Dual relationship between buildings and climate conditions. Arup 2026
Figure 1 Il existe une double relation entre les bâtiments et les conditions climatiques : ils subissent les effets négatifs du changement climatique, mais peuvent également y contribuer. Arup 2026.
Les pratiques de conception sont en train d’intégrer progressivement l’adaptation au climat comme objectif central. 
  • L’adaptation est en train de devenir un pilier majeur de la conception au même titre que le confort, l’esthétique et la réduction du carbone.
  • Trois approches complémentaires pour l’adaptation et résilience peuvent être utilisées conjointement : Robustesse : systèmes à haute résistance, redondants et durables conçus pour supporter des charges extrêmes (par exemple, assemblages renforcés, abris résistants aux ouragans), validés par des essais fondés sur les conditions climatiques.Adaptabilité : solutions permettant une interaction contrôlée avec les aléas sans défaillance catastrophique, comme des rez‑de‑chaussée pouvant être inondés sans compromettre l’intégrité structurelle, ce qui réduit les temps d’arrêt et les coûts de réparation.Flexibilité : systèmes modulaires et évolutifs – façades et éléments structurels, protections solaires cinétiques et dispositifs de monitoring – permettant de remplacer ou d’améliorer les composants à mesure que les conditions climatiques évoluent, plutôt que de s’appuyer uniquement sur un surdimensionnement initial.
  • De multiples méthodes de conception émergent actuellement dans la pratique, même si l’adaptation n’est pas encore complètement intégrée aux pratiques professionnelles:
    Les analyses de risque climatique (CRA) deviennent progressivement la norme, en s’appuyant sur les scénarios IPCC/CMIP6 et les normes ISO 14090/14091 pour hiérarchiser les solutions d’adaptation sur la base d’analyses de risque. Elles sont de plus en plus utilisées pour orienter des décisions incluant des mesures de protection et de conception passive, même si ces pratiques ne sont pas encore systématisées.
    Considérations architecturales. Les choix architecturaux primaires – volumétrie, orientation, proportion de façade et relation globale du bâtiment avec son environnement – sont davantage mobilisés afin d’anticiper et de répondre aux conditions climatiques projetées. Quoiqu’en évolution, cette pratique permet de structurer le concept architectural même plutôt que traités comme des ajouts périphériques.
    Considérations d’ingénierie. Les ingénieurs commencent à intégrer des charges de dimensionnement prospectives pour les structures, la gestion de l’eau et les systèmes CVC, en complétant les charges historiques basées sur les normes par des données de scénarios climatiques. Cela inclut, par exemple, le redimensionnement des systèmes de drainage pour des pluies plus intenses, la vérification de la robustesse structurelle face à des régimes futurs et la réévaluation du dimensionnement des CVC pour des pics de chaleur plus élevés. Ces considérations éclairées par les modèles climatiques relèvent souvent de bonnes pratiques allant au‑delà du réglementaire et ne sont pas encore généralisées.
    Produits, matériaux et systèmes de construction. Les concepteurs disposent d’un large éventail de systèmes constructifs pouvant contribuer à la gestion des risques, notamment des assemblages offrant de meilleures performances thermiques, une gestion accrue de l’humidité ou une résistance plus forte aux impacts. On observe un basculement vers des systèmes intégrés et prétestés, où isolants, membranes, fixations et finitions sont combinées pour fonctionner sous des scénarios multi‑aléas.
    Solutions pour réduire les risques résiduels. Conscients des incertitudes climatiques, les projets intègrent des solutions – telles que des barrières anti‑crue ou des espaces condamnables – pour traiter les risques résiduels qui ne peuvent être entièrement éliminés par la conception, en particulier dans les bâtiments existants.
    Outils numériques. La conception numérique et fondée sur l’IA soutient de plus en plus les démarches de conception multicritères, intégrant des paramètres de résilience et d’adaptation. La conception paramétrique et les jumeaux numériques favorisent l’optimisation par scénarios des formes, enveloppes et systèmes sous différents futurs climatiques. Des solutions de maintenance prédictive assistée par IA pour les façades et les systèmes CVC, ainsi que des systèmes de contrôle adaptatifs et de gestion technique des bâtiments (GTB), émergent pour gérer la résilience en phase d’exploitation, notamment face aux vagues de chaleur, tempêtes et autres épisodes de stress.
  • Collaboration au sein de la filière du bâtiment : Un alignement entre investisseurs, régulateurs, concepteurs, entreprises, propriétaires, occupants et assureurs est nécessaire pour permettre l’adaptation.
  • Transfert de risque. Les risques résiduels qui ne peuvent être éliminés par la conception ou traités au cours du cycle de vie du bâtiment (pour des raisons techniques ou économiques) sont de plus en plus transférés à des tiers, par exemple via l’assurance, avec des niveaux de diffusion variables selon les régions.
Les choix de systèmes constructifs contribuent directement à intégrer l’adaptation dans la performance des bâtiments.
  • L’enveloppe du bâtiment et le site sont reconnus comme les premières lignes de défense face aux aléas climatiques, en combinant robustesse, adaptabilité et flexibilité.
  • Le secteur des solutions de construction évolue selon trois axes: développement de produits spécifiques à certains aléas, amélioration des performances de solutions courantes et repositionnement ciblé de produits existants sur des risques climatiques.
  • Les critères de performance des systèmes résilients au climat incluent: la durabilité et la longévité (stabilité aux UV et de la couleur, résistance aux cycles gel–dégel et aux chocs thermiques, protection contre la corrosion) ; la résilience structurelle (résistance en traction/compression, résistance aux chocs et à la déchirure) ; la performance thermique et solaire (résistance thermique, inertie thermique, facteur solaire SHGC/g value, albédo/indice de réflectance solaire SRI, transmission lumineuse visible VLT) ; la résistance à l’eau et le contrôle de la vapeur (résistance à la pression hydrostatique et à la pénétration, résistance à la diffusion de vapeur d’eau, perméabilité et taux d’infiltration, potentiel de réduction du ruissellement) ; la performance au feu (réaction et résistance au feu) ; la durabilité environnementale (carbone incorporé, contenu recyclé ou biosourcé, approvisionnement local, modularité, facilité de démontage) ; le coût et la disponibilité (coût global de possession, résilience de la chaîne d’approvisionnement, facilité de déploiement).
  • Vue d’ensemble du marché et dynamiques régionales: les produits et solutions constructives pour la résilience climatique pourraient connaître une croissance d’environ 6 à 8% par an (TCAC), soutenue par des investissements d’adaptation estimés entre 500 et 1300 milliards USD par an d’ici 2030, même si l’écart de financement reste important et que les flux actuels ne couvrent qu’environ 5% des besoins estimés.
    En Europe, la dynamique de la demande est largement impulsée par les politiques publiques, notamment à travers la directive EPBD et la taxonomie européenne. Cette régulation encourage l’adoption d’enveloppes isolées performantes, de toitures végétalisées et de revêtements perméables.
    En Inde, on observe une adoption émergente à travers des projets pilotes et des programmes de «smart cities», avec un recours croissant aux vitrages isolants, aux dispositifs de protection solaire ainsi qu’aux solutions fondées sur la nature pour atténuer les risques liés à la mousson.
    Aux États‑Unis, le développement de ces pratiques est stimulé par les codes construction et par les mécanismes assurantiels, via des dispositifs comme les programmes FORTIFIED et les guides FEMA/ICC. Cette dynamique favorise l’adoption d’enveloppes multi‑aléas à haute performance, parallèlement à une demande soutenue pour les enveloppes bien isolées.
  • Les solutions d’adaptation pour les systèmes, les matériaux, et les produits se déclinent en cinq grandes familles:
    A. Systèmes d’enveloppe thermique, tels que l’isolation haute performance continue, les parois intégrant de l’inertie thermique et les vitrages isolants à faible émissivité (IGU). Ils incluent également des matériaux vernaculaires hybrides, tels que les parois en terre stabilisée ou les systèmes en bambou. Les bénéfices incluent la stabilisation des températures intérieures, la réduction de la demande énergétique et l’amélioration du confort sous des températures extérieures plus élevées, avec des co bénéfices possibles en termes de réaction/résistance au feu et de réduction de la perméabilité à l’eau.
    B. Systèmes de protection solaire, comprenant les protections solaires extérieures (auvents, brise soleil, lames orientables), les vitrages de contrôle solaire et les structures textiles ou tendues appliquées aux façades et aux espaces extérieurs. Les bénéfices incluent la réduction des apports solaires et limitation du risque de surchauffe tout en préservant l’accès à la lumière naturelle et la vue sur l’extérieur, l’amélioration du confort thermique et de la performance énergétique dans les climats chauds et lors de vagues de chaleur, ainsi qu’une contribution à la réduction de l’impact de la pluie battante sur les façades.
    C. Enveloppes et infrastructures vertes, incluant les toitures bleues vertes, les façades végétalisées, les bassins de rétention et les jardins de pluie intégrés dans et autour des bâtiments. Les bénéfices incluent la réduction de l’îlot de chaleur urbain, l’atténuation des volumes d’eaux pluviales et des débits de pointe, ainsi que l’amélioration de la biodiversité et de la qualité de l’air.
    D. Surfaces réfléchissantes et perméables aux eaux pluviales, constituées de revêtements et membranes à fort albédo pour les enveloppes et les revêtements de sol, de pavés perméables emboîtables et de bétons poreux. Les bénéfices incluent l’augmentation de l’indice de réflectance solaire (SRI) pour rafraîchir les microclimats, le soutien à l’infiltration et à la recharge des nappes, ainsi que l’amélioration de la sécurité lors de fortes précipitations grâce à la réduction du ruissellement.
    E: Systèmes de protection à résistance accrue, incluant des membranes et bardages étanches, des revêtements et vitrages résistants aux impacts, des produits résistants au feu et des fixations et ancrages renforcés. Les bénéfices incluent la résistance à la dépression du vent et aux impacts de débris, la limitation des infiltrations d’eau et la protection contre le feu, prolongeant ainsi la durée de vie.
    Figure 4 Principales stratégies clés d’adaptation à travers les systèmes constructifs. Arup 2026.
    Figure 4 Principales stratégies clés d’adaptation à travers les systèmes constructifs. Arup 2026.
Les références ci dessous constituent une sélection non exhaustive des sources utilisées pour les données présentées.  Cette synthèse couvre l’ensemble du rapport et en propose une version raccourcie, dans laquelle certaines nuances propres à ces enjeux complexes peuvent se perdre. Il est donc fortement recommandé d’utiliser ce document conjointement avec le rapport principal « Adapter les bâtiments au changement climatique » (Adapting Buildings to Climate Change), qui présente également l’ensemble des références :
 
  • IPCC (GIEC) – Sixth Assessment Report (AR6), 2021 – Seuils de réchauffement, divergence SSP2 4.5 vs SSP5 8.5 (2,7 °C vs 4,4 °C d’ici 2100), convergence vers ~2 °C à mi siècle et attribution de l’intensification des aléas.
  • IPCC – Climate Change 2023: Synthesis Report, 2023 – Chaque hausse additionnelle de 0,5 °C entraîne des augmentations discernables de la sévérité des aléas.
  • CRED / UNDRR – The Human Cost of Disasters: An Overview of the Last 20 Years (2000–2019), 2020 – Plus de 7 000 catastrophes majeures enregistrées.
  • IEA – Air Conditioning Use Emerges as One of the Key Drivers of Global Electricity Demand Growth, 2018 – Triplement projeté de la demande mondiale de climatisation d’ici 2050.
  • Commission européenne – A Renovation Wave for Europe, 2020 – 85 à 95% des bâtiments de l’UE existants aujourd’hui devraient encore être en service en 2050.
  • Banque mondiale / Banque interaméricaine de développement – A Global Assessment of Building Codes, 2025 – Les réglementations s’appuient souvent sur des données climatiques historiques ; des cycles de mise à jour typiques de 3 à 5 ans peinent à suivre le rythme du changement climatique.
  • FEMA – Building Codes Strategy (2022, révisé 2025) – Chaque dollar investi dans une construction conforme aux codes permet d’économiser jusqu’à 11 dollars de pertes futures liées aux catastrophes (étude FEMA / NIBS « Mitigation Saves »).
  • JLL – From Climate Risk to Climate Resilience, 2024 / How Climate Risks Are Impacting Real Estate Insurance Costs, 2025 – Environ 580 milliards de dollars américains (37%) de l’immobilier commercial européen situés dans les 10 villes les plus exposées aux risques climatiques ; primes d’assurance commerciales en hausse de 88% en cinq ans aux États Unis.
  • Global Center on Adaptation – Adapt Now: A Global Call for Leadership on Climate Resilience, 2019 – Les investissements dans l’adaptation pourraient générer 7,1 mille milliards de dollars de bénéfices nets d’ici 2030.
  • BCG – Investment Opportunities in Climate A&R Market, 2025 / Sustaining the Private Capital Opportunity in Climate, 2025 – L’adaptation climatique représente une opportunité annuelle pouvant atteindre 1300 milliards de dollars d’ici 2030 ; matériaux de construction résilients au climat en croissance de 6 à 8% par an, avec les solutions de façades et d’isolation en tête ; financement actuel de l’adaptation ~28 milliards de dollars (2022) ; besoin annuel projeté entre 500 et 1300 milliards.
  • PNUE – Adaptation Gap Report 2024 – Besoins de financement de l’adaptation dans les pays en développement estimés entre 187 et 359 milliards de dollars par an.
  • Copernicus Climate Change Service (C3S), 2025 – Le rapport « Global Climate Highlights 2024 » indique que 2024 est la première année civile où la température moyenne mondiale a dépassé 1,5 °C au dessus du niveau préindustriel.