HOME : Dans des espaces de travail qui favorisent le bien-être de tous

Faire du monde une maison commune plus belle et plus durable nécessite de transformer nos espaces de travail pour qu’ils favorisent le confort et la qualité de vie de ceux qui les occupent. Architecture, design, organisation, matériaux : de nouvelles solutions émergent déjà pour concilier performance et bien-être, et au-delà, faire de chaque lieu de travail un espace bénéfique pour tous ceux qui y évoluent. Nous avons rencontré quelques-uns des experts qui participent à cette transformation.

Comment concevoir des lieux de vie qui favorisent le vivre ensemble à l’école, le bien-être physique et psychologique au travail, ou la qualité de vie et les soins à l’hôpital ? Partons à la rencontre de ceux qui agissent pour transformer ces espaces collectifs.



DOCUMENTAIRE



Comment transformer nos bâtiments et nos communautés de manière à aider les individus à s'épanouir ? Pour guider cette démarche, de nouveaux standards émergent. L’objectif : s’appuyer sur la recherche pour transformer notre approche des espaces de vie et en faire des lieux plus sains, pour tous.



DE QUOI PARLE-T-ON ?

« Construire des bâtiments qui favorisent la santé, l'équité et la durabilité. »

L’IWBI rassemble un réseau mondial d'organisations et d’entreprises. Il mène des travaux de recherche appliquée, développe des ressources éducatives et plaide pour la création de bâtiments et d’espaces qui favorisent la santé et le bien-être de tous. Il édicte ainsi la certification WELL™, qui intègre des critères exigeants pour la qualité de l’air, les matériaux, la lumière ou le confort thermique, mais aussi la qualité de l’alimentation proposée, l’accessibilité et l’équité des infrastructures ou la possibilité de pratiquer une activité physique. 

« Pendant une grande partie de l’année, des millions de personnes ont changé leur mode de vie, en suivant le conseil de « rester à la maison pour rester en bonne santé ». Mais, même en dehors des périodes de crises sanitaires, les bâtiments où nous passons notre temps jouent un rôle fondamental pour notre santé et notre bien-être.

Fort de cette conviction, l'International WELL Building Institute™ (IWBI) a travaillé main dans la main, dans 65 pays différents, avec les entreprises et les clients qui ont choisi d'adopter ses programmes WELL Building Standard™ ou WELL Health-Safety Rating™. WELL™ agrège à la fois des travaux de recherche sur les facteurs environnementaux, comportementaux et démographiques qui influencent notre santé et notre bien être, et les meilleures pratiques en matière de conception, d'exploitation et de gestion des bâtiments. Grâce à une validation par des tiers, l’IWBI s'assure ainsi qu'un projet répond, preuves à l’appui, à des normes rigoureuses.





De nombreux travaux de recherche ont établi de manière définitive comment les améliorations apportées aux lieux et à leur gestion peuvent avoir un impact considérable sur la santé. Par exemple, nous savons que l'exposition à la lumière du jour peut favoriser la concentration, l'humeur ou les cycles de sommeil et qu'une meilleure acoustique peut améliorer l’apprentissage et diminuer le stress. Toute personne qui entre dans un bâtiment certifié WELL a accès à tous ces bénéfices, car personne ne devrait avoir à choisir entre un air plus pur ou un meilleur éclairage. En faisant les bons choix de conception, nous pouvons aider les enseignants et les élèves des écoles, les employés de bureaux et les personnels des hôpitaux à se sentir mieux et à vivre en meilleure santé.

À l'IWBI, nous avons appris que pour construire en préservant la santé, il faut garder deux principes clés au centre de notre travail. Le premier est l'équité. Nous savons que nos espaces partagés peuvent soit nous rapprocher, soit nous séparer. Nous définissons l'équité en matière de santé comme la création de conditions qui donnent à chacun la possibilité d’avoir la meilleure qualité de vie possible. Il est donc impératif de penser de manière inclusive et de nous appuyer sur les travaux de recherche pour déployer des stratégies qui garantissent que les espaces créés sont des lieux bénéfiques pour tous.

Le deuxième principe est celui de la durabilité. Qu’il s’agisse de la préservation de la biodiversité ou de la résilience face aux catastrophes naturelles, il existe de nombreux moyens de bâtir des écosystèmes plus sains, qui participent à la santé des êtres humains qui les habitent. Concevoir des lieux qui répondent aux besoins de ceux qui y travaillent, tout en prenant en compte les besoins de la planète, constitue donc une nouvelle « vague » de la durabilité, dans laquelle nous appelons les gens à agir en faveur d'un impératif universel partagé : le désir de nous maintenir, ainsi que nos familles, en bonne santé, et de permettre à nos entreprises et à nos communautés de prospérer.

Notre environnement physique et social a un impact plus important sur notre santé et notre bien-être que notre génétique, notre mode de vie et nos comportements. Agir sur nos espaces collectifs offre donc de nouvelles solutions pour diminuer notre empreinte environnementale, réduire les inégalités et améliorer notre qualité de vie. »



Parmi les leviers d’action, le design des espaces collectifs est également acteur de leur révolution.Comment aménager des bureaux, des lieux de travail pour favoriser le bien-être, la collaboration, l’apprentissage ? Comment mieux intégrer les usagers dans la conception de ces lieux partagés ?



ET DEMAIN ? 

« Grâce au design d’intérieur, les espaces de travail évoluent. Plus hybrides, ils doivent être conçus pour répondre aux besoins spécifiques de ceux qui les fréquentent. » 

« En matière de design d’intérieur, notamment dans les lieux de travail, il faut veiller à répondre d’abord aux besoins physiologiques et de sécurité des individus. Une fois ceux-ci satisfaits, il est nécessaire de s’intéresser aux besoins secondaires, comme l’estime de soi et le sentiment d'accomplissement. Cela implique de prendre en compte de nouveaux facteurs : d’une part, les besoins spécifiques des différents individus qui vont les fréquenter. D’autre part, de nouveaux modes de vie, de nouvelles valeurs, et donc des vocations plus hybrides de ces espaces.





Nous savons ainsi que pour que chacun réalise son potentiel, c’est-à-dire apprenne mieux, ou se concentre davantage, il est nécéssaire de créer un climat propice dans lequel l’intéraction sociale est possible sans être imposée. Dans les hôpitaux, par exemple, ou les maisons de retraite, cela implique de s’interroger sur les différents besoins du personnel soignant, des patients, des accompagnants et des proches et donc, de concevoir à la fois des espaces intimes pour les traitements et le repos, et des espaces plus conviviaux pour les visites, sans que celles-ci nuisent à la qualité des soins. Pour les écoles, nous pouvons penser à des alcôves dans lesquelles l’enfant peut se blottir pour lire, sans se sentir isolé du reste de la classe. Cette impression de sécurité peut être renforcée par un mobilier adapté, ou des ambiances lumineuses particulières dans différents endroits de la classe. Dans les espaces collectifs comme les administrations, le design doit aussi créer des espaces équitables, c’est à dire accessibles à tous, même aux plus vulnérables : on veillera à multiplier les ambiances des zones d’attente, à faciliter l’accès à l’information utile et à proposer des aménagements permettant à ceux qui le souhaitent d’être accompagnés. 

Pour créer ces lieux plus justes, les travaux de recherche intègrent, de plus en plus, des équipes pluridisciplinaires qui rassemblent, par exemple, des designers et des architectes, des ergonomes et des spécialistes de la santé. La co-création offre une approche très intéressante. Grâce à une démarche plus visuelle, ou des prises de parole, elle permet d’imaginer, avec les différents bénéficiaires - comme des personnes autistes par exemple - de nouveaux scénarii d’usage et de nouvelles expériences, et ainsi, mettre à l’épreuve les environnements créés, pour les faire évoluer et les bonifier ».



Pour répondre à ces nouveaux standards de bien-être, et proposer des solutions aux architectes, designers et maîtres d’œuvre qui concoivent ces espaces de travail, les industriels du secteur développent des solutions d’isolation thermique et acoustique innovantes.



ILS L’ONT FAIT

« Pour gagner en qualité de vie dans les espaces collectifs, il faut aussi travailler à de nouvelles solutions acoustiques. »

Quel est le rôle joué par l'acoustique d’un espace collectif dans le bien-être des salariés, patients ou étudiants qui y résident ? 

De nombreuses études le montrent : un environnement sonore plus serein favorise la réduction du stress, une meilleure communication, une diminution de la fatigue et un apprentissage de meilleure qualité. C’est particulièrement le cas pour les salariés des entreprises : la réduction du bruit leur permet de bénéficier de conditions de travail optimisées. Il est donc nécessaire d’agir sur la correction et l’absorption du bruit dans les bâtiments, pour contribuer à l’amélioration significative du bien-être quotidien des salariés, étudiants ou patients qui les occupent.





À quels différents critères les solutions acoustiques doivent-elles répondre ? 

Pour être attrayants et préserver leurs occupants, les espaces collectifs doivent désormais proposer des aménagements efficaces, esthétiques et bénéfiques au bien-être de chacun. Pour Saint-Gobain, le défi consiste donc à innover pour proposer des solutions acoustiques qui soient à la fois performantes, recyclables, adaptables à tous les milieux et avec un faible impact environnemental. Pour ce faire, nous développons plusieurs gammes de produits. Toutes nos solutions offrent d’excellentes performances acoustiques, mais intègrent aussi d’autres caractéristiques spécifiques selon les besoins des espaces et des publics auxquels elles sont destinées. Ainsi, pour les établissements scolaires, nous avons développé des panneaux muraux résistants aux chocs et pour les musées et les restaurants, des plafonds design. Enfin, pour répondre aux besoins spécifiques des bâtiments dédiés à la santé ou à l’éducation, nous avons mis au point des produits qui, en plus, résistent à des désinfections très régulières.



Comment la nouvelle norme AFNOR devrait-elle permettre de lutter contre la gêne acoustique ? 

Saint-Gobain a été associé au groupe d’experts qui a contribué à la rédaction de la norme NFS 31 199, centrée sur le confort acoustique de l’utilisateur final, afin de réduire la gêne sonore liée à l’activité. En différenciant le type d’activité se déroulant dans les espaces ouverts - travail collaboratif, centre d’appels, travail administratif, espace recevant du public - elle permet à la maîtrise d’ouvrage d’affiner la rédaction du cahier des charges dans sa partie acoustique en intégrant le type d’activité et ainsi, d’aider la maîtrise d’œuvre dans ses choix d’objectifs et de moyens liés à l’architecture et à l’aménagement. 



Et sur le terrain ? Parmi les pistes explorées, la rénovation des bâtiments collectifs connaît également un renouveau : grâce à de nouveaux matériaux et solutions acoustiques, isolants et dépolluants, les établissements de soin et les écoles favorisent le bien-être de leurs occupants.



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