HOME : dans une ville plus saine et plus agréable à vivre

Nous pensons que pour mieux habiter le monde, nous devons bâtir des villes plus respirables, c’est à dire plus saines, et offrant une meilleure qualité de vie pour tous. Pour cela, nous devons agir tous ensemble pour lutter contre la pollution – y compris dans nos logements – réduire nos émissions de carbone, protéger et développer les îlots de nature. Nous avons eu envie d’interroger ceux qui agissent pour cette transformation.

Pour changer le visage de nos villes, nous devons trouver, ensemble, de nouvelles façons d’assainir l’air que nous respirons, réinventer notre façon de nous déplacer et de l’explorer, et mener des actions pour préserver la biodiversité. Partons à la rencontre de ceux qui inventent déjà de nouvelles solutions.



DOCUMENTAIRE



Qu’est-ce qu’une ville qui respire mieux ? Quels sont les leviers d’action déjà identifiés ? Comment donner envie à chacun de s’impliquer au quotidien ? Tour d’horizon de ces initiatives qui ouvrent le champ des possibles.



DE QUOI PARLE-T-ON ? 

« C'est un cercle vertueux : en prenant des mesures contre la pollution atmosphérique, chacun peut mieux respirer à court terme et contribuer à ralentir le changement climatique à long terme. » 

« En prenant soin de l'air que nous respirons dans nos villes, nous pouvons avoir un impact positif sur notre qualité de vie et notre santé, notamment celles des personnes les plus vulnérables comme les enfants et les personnes âgées. C'est un cercle vertueux : en prenant soin de notre santé - ce qui est le cas en choisissant de marcher ou de faire du vélo plutôt que de conduire - nous prenons également soin de la planète, d'autant plus que de nombreux polluants atmosphériques ont un impact à la fois à court et à long termes sur le changement climatique. Les villes peuvent également agir en analysant leur air pour déterminer les sources de pollution atmosphérique, qu'elles proviennent des transports, de l'énergie domestique ou de l'incinération des déchets, avant d'appliquer les bonnes solutions au niveau local.

C'est cette idée qui a guidé le lancement du projet BreatheLife, une initiative de la Climate and Clean Air Coalition, un partenariat de 70 pays et 76 organisations dont le secrétariat est hébergé par le Programme des Nations unies pour l'environnement. BreatheLife mobilise les institutions publiques et les habitants pour réduire l'impact de la pollution atmosphérique sur la santé et le climat. Les équipes travaillent avec des villes, des pays et des régions du monde entier pour partager des solutions qui les mettent sur la voie pour mettre en œuvre les directives de l'Organisation mondiale de la santé en matière de qualité de l'air d'ici 2030. L’organisation fournit un centre de ressources avec des outils, des conseils et les meilleures pratiques. Les membres s’épaulent techniquement pour élaborer des politiques publiques et définir des secteurs d'action prioritaires, des mesures phares et un calendrier avec des objectifs intermédiaires. Les gouvernements sont encouragés à surveiller et à mesurer la qualité de l'air à chaque étape de leur avancée afin de communiquer sur les bienfaits de leurs politiques et leur adoption possible par d’autres territoires.

 



Enfin, l'engagement des populations est un facteur de réussite essentiel. Les équipes de BreatheLife aident les responsables gouvernementaux à réaliser des supports de sensibilisation adaptés à leurs besoins et au contexte local pour informer leurs citoyens des avantages de l'action. Cette conviction nous guide : pour avancer, nous avons besoin de tout le monde, maintenant. Ces actions peuvent avoir un effet immédiat sur notre santé et notre bien-être, mais aussi une portée positive à long terme sur le changement climatique. »  





Pour un monde plus sain et plus agréable à vivre, l’engagement de tous est un facteur clé. Les villes ont un rôle majeur à jouer, en s’appuyant sur l’énergie et la volonté de leurs habitants, et en développant des politiques publiques fortes. Consommation énergétique, recyclage, déplacements : les leviers d’action ne manquent pas.



ILS L’ONT FAIT 

« Nous avons déployé des programmes éducatifs autour de la biodiversité dans nos écoles, car nous savons que les enfants sont nos meilleurs ambassadeurs. » 

« L’engagement environnemental de Lahti a commencé dans les années 1980 : notre lac, en raison des activités industrielles, était assez pollué. Les habitants se sont organisés pour le nettoyer. Aujourd’hui, nous pouvons nous y baigner et même en boire l’eau. Pour nous, ce lac a agi comme un « signal d'alarme » qui a déclenché notre volonté de devenir une ville durable. Depuis, cet engagement est au cœur de notre stratégie, et nous menons une politique environnementale ambitieuse. Dès 2009, nous avons établi un programme de réduction du carbone et avons déjà réduit nos émissions de 70 % par rapport aux années 1990. Notre objectif vise la neutralité carbone en 2025, et nous sommes sur la bonne voie pour y parvenir. Pour cela, nous avons opéré une transition énergétique, en cessant d’utiliser les énergies fossiles. Nous développons les transports électriques, notamment notre système de bus. Nous menons un important travail sur nos infrastructures pour tendre vers la neutralité carbone, dans le cadre du Green Deal européen. Enfin, 98 % de nos déchets sont recyclés ou réutilisés.

À chaque étape, l’engagement de nos habitants a été un point crucial. Nous avons ainsi déployé des programmes éducatifs autour de la biodiversité dans nos écoles – car nous savons que les enfants sont nos meilleurs ambassadeurs. Nous nous sommes aussi appuyés sur des initiatives locales : nous avons le premier orchestre symphonique neutre en carbone du monde et notre équipe professionnelle de hockey sur glace poursuit la même ambition. Enfin, nous avons lancé une application Smartphone expérimentale qui calcule vos émissions de carbone : si elles sont basses, vous gagnez un café, un billet de concert ou de bus. C'est une façon très moderne d'encourager les gens à agir. 





En 2021, nous serons la Capitale Verte Européenne. Notre message est simple : si nous l’avons fait, tout le monde peut le faire. Nous sommes une ville moyenne, de tradition industrielle, comme celles dans lesquelles vivent la majorité des Européens. Nous avons donc à cœur d’encourager d’autres villes à suivre le même chemin : pour avancer, et aller plus vite, mieux vaut s’inspirer de ce que les autres ont fait. D’autant plus, parce qu’être une ville durable, dans laquelle on respire mieux, au-delà d’être une chose très importante, constitue aussi un puissant avantage concurrentiel. Cela rend en effet la ville plus attractive et plus dynamique sur le plan économique et permet ainsi de développer de nouveaux marchés, d’attirer de nouveaux habitants et de nouvelles entreprises. C’est donc une démarche qui bénéficie à tous, et pour laquelle nous devons investir et travailler tous ensemble : politiques, entreprises, habitants. L’idée n’est pas de dire à chacun ce qu’il doit faire, mais de les amener à s’interroger sur leurs propres envies et leurs moyens d’action. »



L’urbanisme et les modes de construction s’imposent comme de puissants leviers d’action pour transformer le visage de nos villes. Objectif : bâtir des lieux de vie plus sains, plus durables et plus agréables pour ceux qui y vivent, et agir durablement sur l’environnement. Certaines entreprises du secteur ont pris les devants et développent des stratégies ambitieuses pour réduire leurs émissions et faire changer les choses. 



ET DEMAIN ?

« Saint-Gobain vient de fixer des objectifs intermédiaires ambitieux pour son programme Net Zéro Carbone 2050, qui vise à décarboner massivement nos activités. » 

Comment Saint-Gobain travaille-t-il à rendre les villes plus respirables ?

La qualité de l’air de nos villes agrège des systèmes complexes. D’une part, car le CO2, en s’accumulant dans l‘atmosphère, renforce l’effet de serre à long terme et ses conséquences négatives pour les villes. Ensuite car l’utilisation des énergies fossiles favorise aussi la diffusion de polluants directement nocifs pour la qualité de l’air. Comme il est très difficile de capter le CO2, nous devons impérativement réduire nos émissions. Ce constat a récemment amené des États et de grandes villes à adopter des politiques ambitieuses, comme l’a fait le C40 Cities Climate Leadership Group. Saint-Gobain, conscient que la construction est à l’origine d’une part substantielle des émissions, est déterminé à jouer un rôle majeur dans cet effort collectif, au-delà des solutions qu’il apporte sur le marché pour aider ses clients à réduire leurs émissions. Le Groupe s’est donc engagé, dès l’année dernière, à atteindre le « Net Zéro Carbone » d'ici 2050. Aujourd'hui, nous nous fixons de nouveaux objectifs intermédiaires et allons réduire nos émissions de CO2 de 33 % d'ici 2030, par rapport à 2017 pour les scopes 1 et 2, et de 16 % pour le scope 3 (voir encadré). Ces objectifs ont été validés par l'initiative Science-Based Targets, qui les a estimés conformes à l’engagement de Saint-Gobain vers la neutralité carbone, reconnaissant ainsi l’accélération et l’approfondissement de ses ambitions.



Quelles seront les différentes étapes du programme Net Zéro Carbone ? 

À court terme, jusqu'en 2025, nous allons déployer partout les programmes d'excellence opérationnelle qui nous aident à lutter contre les pertes d'énergie et de matière, combinés à des investissements R&D pour réduire nos émissions. À moyen terme, jusqu'en 2030, nous allons activer tous les leviers possibles pour réduire nos émissions, en nous appuyant sur les technologies existantes et le mix énergétique actuel. Au-delà de 2030, le Groupe mettra en œuvre des innovations de rupture sur lesquelles nous accélérons nos efforts en termes de R&D : par exemple, l'électrification ou le passage à l'hydrogène pour les processus utilisant encore des combustibles fossiles, ou de nouvelles formulations de nos produits à base de matières premières bas-carbone.





Comment Saint-Gobain intègre-t-il ses parties prenantes dans cette démarche ? 

C’est un travail d’équipe. Il s'agit de s'assurer que ces solutions sont largement adoptées par l'ensemble du secteur. À cet égard, Saint-Gobain est très actif avec ses partenaires comme le World Green Building Council, la Global Alliance for Building and Construction et le World Business Council for Sustainable Development. Nous nous appuyons aussi sur l’interne : l’engagement pris en faveur de la neutralité carbone a été très mobilisateur. Et nous allons continuer, en proposant des formations, comme « Climate 2050 » destinée à nos managers. La formalisation de feuilles de route à court et moyen termes permettra ensuite à chaque équipe de s’approprier le sujet. Cela sera particulièrement le cas pour nos acheteurs, qui seront encouragés à engager un dialogue avec nos fournisseurs ayant le plus d’impact. Nous sommes persuadés que c’est tous ensemble que nous pourrons relever ce nouveau défi.



Sur le terrain, de nombreuses initiatives ont déjà vu le jour pour aider les habitants à faire face aux enjeux climatiques. C’est le cas par exemple du mouvement des « Cool Roofs », ces toits peints en blanc qui permettent d’abaisser considérablement la chaleur dans les pièces de vie.



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