Comment bâtir durablement l’infrastructure du monde numérique ?

Les data centers façonnent notre quotidien tout en posant d’immenses défis énergétiques et environnementaux. Entre croissance fulgurante, impératif de performance absolue et nécessité de réduire leur empreinte carbone, ces infrastructures critiques sont une opportunité sans précédent pour les solutions durables de Saint-Gobain.

Chaque fois que vous envoyez un email ou interrogez ChatGPT, un data center travaille quelque part dans le monde. Ces bâtiments discrets, souvent installés en périphérie des villes, sont devenus le système nerveux de notre vie numérique. Et leur croissance est vertigineuse : tirée par l’essor du cloud, de l’intelligence artificielle et du streaming, la construction de data centers représentera 110 milliards d’euros d’investissements d’ici 2030, hors équipements informatiques.

 

Mais ce boom a un coût. Les data centers consomment aujourd’hui 1,5 % de l’électricité mondiale. Un chiffre qui cache des réalités contrastées : en Irlande, ces infrastructures, qui y sont très nombreuses, absorbent plus de 20 % de la consommation électrique nationale, 4,4 % aux États-Unis et 3,1 % en Europe. Les projections annoncent une consommation mondiale pouvant atteindre 3 % d’ici 2030.

 

Et si les IA génératives nous aidaient à construire plus durable ?

 

Une question s’impose : comment construire cette infrastructure massive, désormais devenue indispensable, sans aggraver l’empreinte carbone du numérique ? La réponse réside dans une construction radicalement plus durable, capable de conjuguer performance technique absolue et sobriété énergétique. C’est précisément sur ce terrain que Saint-Gobain déploie son expertise, en développant des solutions qui rendent ces bâtiments critiques plus durables sans compromettre leur performance.

Les types d’usage des data centers permettent de distinguer 4 types de bâtiments :

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Data centers d’entreprise

Installations privées dédiées à une seule organisation. Elles hébergent l’intégralité de son infrastructure informatique : serveurs, stockage et équipements réseau.

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Colocation

Centres multi-locataires qui hébergent les équipements de plusieurs entreprises. Celles-ci louent l’espace et partagent les ressources : alimentation électrique, systèmes de refroidissement et connectivité.

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Hyperscale

Installations massives conçues pour gérer des charges de travail considérables. Elles alimentent les fournisseurs cloud, les plateformes de réseaux sociaux et autres services à très forte demande. L’accent est mis sur l’évolutivité, l’efficacité et la maîtrise des coûts.

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Edge

Situés au plus près des utilisateurs finaux, ces data centers réduisent le temps de latence en traitant les données là où elles sont nécessaires. Ils supportent l’Internet des objets (IoT), la diffusion de contenus et l’analyse en temps réel.

Des défis techniques uniques, des réponses innovantes

 

Pour construire durablement ces infrastructures, il faut d’abord comprendre ce qui les rend uniques et qui impose des contraintes de construction sans équivalent. Dutt Thirumalai, International Business Development Manager chez Saint-Gobain, le résume simplement : « Ce sont des bâtiments critiques. Il n’y a pas d’espace pour l’erreur. » Ils concentrent des enjeux spécifiques et critiques :

- Une exigence de vitesse.

Contrairement aux bâtiments commerciaux ou industriels, les data centers doivent être opérationnels rapidement, souvent en moins de 18 mois. Cette urgence valorise les solutions préfabriquées comme les panneaux sandwich métalliques ou les systèmes de façades EnveoVent, qui cumulent légèreté structurelle et rapidité de pose tout en optimisant les performances énergétiques.

- L’impératif du « 100 % uptime ».

Une fois opérationnel, un data center ne peut jamais s’arrêter. Le coût d’une panne ? Environ 8 millions d’euros de pénalités pour un site typique. Cette exigence de continuité absolue impose des garanties de performance strictes et des matériaux ultra-fiables capables de résister à la poussière, l’humidité et aux variations de température.

- Le défi majeur de la gestion thermique.

Les serveurs peuvent générer des températures atteignant 70 °C, qu’il faut refroidir entre 22 et 27 °C pour garantir leur performance optimale. L’isolation en laine de roche pour les conduits de ventilation et les solutions Isover pour la protection thermique assurent cette maîtrise de la chaleur tout en contribuant au confort acoustique des installations.

 

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© Isover South Korea

 

- La protection incendie : une préoccupation centrale.

Les exigences de compartimentage atteignent 1 à 2 heures de résistance au feu, avec une attention particulière portée aux passages de câbles. Saint-Gobain déploie une gamme complète de solutions : solutions de protection passive au feu, peintures intumescentes pour les structures métalliques, mastics et mousses coupe-feu pour les passages de câbles, flocage à la vermiculite pour les plafonds, mortiers résistants pour les cloisons.

- La modularité devient essentielle.

Les serveurs sont renouvelés tous les 3 à 5 ans pour suivre l’évolution technologique. Ces rénovations légères, mais fréquentes nécessitent des matériaux robustes comme les cloisons techniques Placo® équipées de plaques Glasroc® X, capables de supporter des interventions répétées sans perte de performance. Les plafonds Rigitone et Ecophon offrent quant à eux la flexibilité nécessaire aux réaménagements tout en maintenant les performances acoustiques.

 

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La sobriété énergétique comme impératif

 

Alimenter, refroidir et ventiler des milliers de serveurs 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, génère une consommation colossale. Face à la mise sous surveillance de leur impact environnemental, les « hyperscalers » comme Microsoft, Amazon Web Services (AWS) ou Meta réagissent. Désormais, l’incapacité à reporter précisément ses émissions de CO₂ peut disqualifier un candidat pour les appels d’offres des plus grands acteurs du secteur.

 

Les infrastructures face au climat : une adaptation devenue vitale

 

Cette exigence transforme dès lors radicalement l’approche du secteur : l’objectif n’est plus seulement de réduire la consommation, mais de faire du data center un acteur de la transition énergétique. La récupération de chaleur fatale (la chaleur résiduelle générée par les serveurs) est l’une des pistes prometteuses. À Odense, au Danemark, le data center Meta chauffe ainsi 7 000 foyers grâce à cette énergie réinjectée dans le réseau urbain.

 

Cette approche systémique se double d’optimisations techniques : refroidissement liquide, mieux adapté aux serveurs haute performance, enveloppes performantes (vitrages à contrôle solaire comme ECLAZ®, toitures réfléchissantes équipées de panneaux solaires, systèmes de façades légères), matériaux bas carbone devenus incontournables.

 

L’exigence bas carbone s’étend désormais à l’ensemble du bâtiment, jusqu’aux fondations elles-mêmes. Dans la chimie de la construction, les adjuvants bas carbone permettent par exemple de réduire drastiquement l’empreinte carbone du béton tout en assurant les performances mécaniques requises. Les solutions d’étanchéité et de protection des structures souterraines garantissent la fiabilité à long terme de ces installations qui doivent fonctionner sans faille pendant des décennies. Les certifications LEED Silver ou Gold, longtemps optionnelles, sont également maintenant la norme.

Dans les coulisses du data hub Microsoft

 

Le projet de data hub Microsoft à Vélizy-Villacoublay (1 160 m², 15 mois de construction), en région parisienne, illustre concrètement l’implication de Saint-Gobain dans ces chantiers d’exception.

La structure acier imposée par les standards Microsoft, inhabituelle en France, a nécessité l’accompagnement technique de Placo-Isover pour guider les architectes locaux peu familiers avec ce type de construction et respecter les délais serrés du projet.

Le compartimentage coupe-feu s’est imposé partout : cloisons de 1 à 2 heures selon les zones. La salle des générateurs exigeait, quant à elle, un contrôle acoustique strict (<75 dB) pour limiter les nuisances.

Les solutions préfabriquées ont permis de respecter les délais : façades en panneaux sandwich, systèmes modulaires plug-and-play à l’intérieur des halls de serveurs pour une mise en service rapide. En couverture, la toiture combine performance énergétique et production avec 30 % de panneaux solaires et des panneaux réfléchissants qui limitent l’absorption de chaleur pour le reste.

Construire le numérique de demain

 

Les data centers cristallisent les défis du monde numérique : indispensables à notre quotidien, ils doivent impérativement réduire leur empreinte environnementale. Ce paradoxe pousse l’industrie de la construction vers de nouveaux sommets d’innovation.

 

Quand l'innovation rend la construction durable abordable

 

Pour Saint-Gobain, ces bâtiments qui ne dorment jamais deviennent ainsi un nouveau terrain d’expression privilégié : démontrer qu’on peut bâtir la performance numérique avec les mêmes ambitions que la performance environnementale. Du béton bas carbone des fondations aux systèmes de protection incendie, de l’isolation thermique aux façades préfabriquées, chaque matériau compte pour garantir fiabilité et durabilité. Le Groupe fournit donc ce segment de marché à l’échelle mondiale grâce à son large portefeuille de solutions et veut continuer à viser plus haut pour bâtir des data centers sûrs, durables et résilients.

Pour en savoir plus sur l’offre de solutions sûres, durables et résilientes de Saint-Gobain pour les data centers, consulter la brochure dédiée.