Construction durable : la coopération comme fondation

Préservation de l’environnement, réduction de la consommation énergétique, santé et bien-être des habitants… Les bénéfices de la construction durable sont connus et reconnus. Alors pourquoi ne s’imposent-ils pas tout naturellement ? Les initiatives vertueuses, partout sur la planète, ne seront-elles fructueuses que si les acteurs du secteur avancent en ordre rangé ? Et dans ce cas, comment réunir tout le monde autour de la table ? Éléments de réponse avec l’Observatoire de la Construction Durable, une initiative fédératrice de Saint-Gobain.

benoit bazin conférence

Il n’y aura pas de miracle : des initiatives isolées ne peuvent venir à bout de défis à l’ampleur résolument planétaire. Prenons la question du climat, la réponse portée depuis des années par les diverses COP et autres sommets de l’environnement est sans appel : pour avoir un impact maximal, il faut agir ensemble.

Il en va de même pour la construction durable. Architectes, artisans, constructeurs, universitaires, responsables politiques, acteurs publics ou étudiants sont majoritairement convaincus de l’importance de cet engagement. Mais comment tous les aligner quand chacun a sa propre perception des enjeux et des actions à prendre ?

« Pour Saint-Gobain, la réponse est sans ambiguïté : il faut jouer collectif. C’est pour cela que le Groupe est à l’origine d’une vaste initiative fédératrice, l’Observatoire de la Construction Durable, structurée autour de trois piliers complémentaires pour mieux écouter, fédérer et informer les parties prenantes », explique Fabienne Robert, directrice de l’Observatoire de la Construction Durable.

 

Vous avez dit construction durable ? 

 

Le premier enjeu est naturellement de partager une compréhension de ce qu’est la construction durable. Pour embrasser les points de vue dans toute leur diversité, le premier pilier de l’Observatoire entre en jeu. Avec le Baromètre de la construction durable – une étude internationale, conduite chaque année – le Groupe vise à mieux comprendre les perceptions des acteurs d’un marché encore fragmenté. 

Et la deuxième édition de ce Baromètre montre que la construction durable n’est pas exactement la même selon les pays, ou bien si l’on se place du côté des associations, des professionnels de la construction ou des élus, Un certain prisme environnemental demeure par ailleurs dans sa définition. Si 42 % des répondants définissent les constructions durables par leurs qualités énergétiques, seulement 13 % d’entre eux mettent en avant leur résilience face aux aléas climatiques. Et qu’en est-il de la santé, du bien-être et du confort des usagers des bâtiments ? Trop souvent reléguées au second plan, ces notions sont pourtant essentielles à la construction durable.

 

agora tower
À proximité du centre historique de Budapest, l’Agora Tower est l’un des bâtiments emblématiques du nouveau quartier durable de la ville.

La méthodologie du Baromètre

La deuxième édition du Baromètre de la construction durable repose sur une enquête réalisée par l’institut d’études CSA entre le 11 décembre 2023 et le 31 janvier 2024, auprès d’un échantillon de 1 760 répondants âgés de 18 ans et plus, issus de 22 pays. 

L’échantillon est réparti, à parts égales, entre :

  • professionnels du secteur de la construction ;
  • étudiants des filières construction / BTP / génie civil et architecture / design d’espace ;
  • membres d’associations ;
  • élus locaux.

 

Découvrez les résultats du Baromètre de la construction durable 2024

Réunir pour mieux agir

Pour accélérer cette prise de conscience, Saint-Gobain maintient donc ses efforts, notamment sur la coopération de l’ensemble des parties prenantes. Et pour cela, il est primordial de les réunir concrètement. Comment ? Grâce aux Sustainable Construction Talks, des rendez-vous organisés en marge de grands événements internationaux comme les COP, notamment. « Ces moments d’échange réunissent professionnels de la construction, associations, décideurs politiques ou encore universitaires et étudiants pour clarifier les enjeux, débattre de l’adaptation aux évolutions réglementaires, et sensibiliser un nombre croissant d’acteurs à ces thématiques, notamment par la réunion de personnalités phares porteuses d’expertises variées », précise Fabienne Robert. 

À Paris, à New York, à Dubaï et bientôt dans une dimension plus locale à Helsinki, Philadelphie ou encore Varsovie, les Talks permettent d’instaurer localement le dialogue, de nourrir les débats et de fédérer les acteurs du marché. Ceux-ci se montrent particulièrement réceptifs, à l’instar de Rishin Mitra, fondateur du cabinet de conseil en architecture, design et management MACHT et speaker au Talk organisé en décembre 2023 à Dubaï à l’occasion de la COP28, qui soulignait en ces termes l’importance de ce type d’événement fédérateur : « La démarche entreprise par Saint-Gobain pour établir l'Observatoire de la Construction Durable résonne particulièrement avec mon engagement en faveur du développement urbain durable et souligne l’importance de la collaboration dans ce domaine. »

 

Construire durable, ça veut dire quoi ?

 

Ecouter les perceptions dans le monde grâce à un Baromètre, fédérer les parties prenantes avec des Talks, sont les deux premiers axes de l’Observatoire de la Construction Durable mis en place par Saint-Gobain. Reste un troisième axe essentiel : informer. C’est le rôle de Constructing a Sustainable Future, le premier magazine numérique consacré à la construction durable

Au travers d’articles, interviews, infographies et autres podcasts, ce média entend sensibiliser toutes les parties prenantes engagées dans le secteur de la construction. C’est aussi une plateforme d’échange et de partage, répertoire et caisse de résonance des bonnes pratiques, des initiatives vertueuses et des innovations à travers le globe.

En définitive, avec cet Observatoire, le Groupe apporte son expertise pluridisciplinaire, et espère fédérer un réseau d’acteurs toujours plus important pour relever ce grand défi contemporain, car comme l’indiquait Michal Mlynár, Sous-Secrétaire général des Nations Unies et Directeur exécutif par intérim d'ONU-Habitat, lors du Forum Mondial Bâtiments et Climat, « imaginer des solutions locales est crucial. Il n’existe pas de projet adapté à tous les contextes, d’où la nécessité de favoriser le travail et la coopération avec les élus et les acteurs locaux ».

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