École : quand les matériaux favorisent l’apprentissage

Confort thermique, acoustique, visuel ou qualité de l’air intérieur… Dans les établissements scolaires, les matériaux jouent désormais les bons élèves, pour offrir aux enfants un cadre d’apprentissage optimisé. Une école plus saine et respectueuse de la santé des élèves et du personnel enseignant.

Bâtir l’école du futur
Bâtir l’école du futur

Voyage au nord de l’Europe, aux Pays-Bas, dans une petite ville près de Rotterdam, à la découverte d’une école qui accueille des élèves âgés de 3 à 12 ans. À première vue, ce bâtiment de 3800 m² ressemble à n’importe quel établissement scolaire occidental. Sauf qu’en réalité, cette école a été conçue pour combiner efficacité énergétique, performance environnementale et… qualités d’apprentissage. Une école « vertueuse », donc, qui permet de déployer pleinement les quatre dimensions du bien-être des élèves. À savoir : le bien-être physique, la qualité des relations sociales, le sentiment de sécurité et l’épanouissement cognitif. Le tout dans un cadre soucieux de l’environnement, s’il vous plaît ! Vaste programme.

Si le choix des matériaux ne fait plus débat en ce qui concerne la performance énergétique d’un établissement ou la préservation des écosystèmes, nous ignorons souvent qu’ils peuvent avoir un impact non négligeable sur la qualité de l’apprentissage.

Un esprit sain et un environnement sain ? Oui, car une classe mal isolée, mal insonorisée ou mal ventilée compromet le bien-être des enfants et, in fine, leurs résultats scolaires. C’est pourquoi depuis quelques années, les acteurs de l’enseignement ont pris conscience de ces nouveaux enjeux éducatifs et sociaux. Au centre de leur réflexion, l’école du futur qui doit plus que jamais répondre aux enjeux de la transition énergétique et écologique… mais aussi à ceux de la transmission du savoir dans un cadre mieux adapté, pour bien apprendre et mieux comprendre.

L'école du futur

Confort acoustique

Premier fléau scolaire : le bruit ! Classes surchargées, environnement extérieur bruyant, mauvaise acoustique des réfectoires… Les élèves, mais aussi les enseignants (et globalement l’ensemble des personnels présents dans l’école) sont de plus en plus exposés à une pollution sonore prolongée. Chez les plus jeunes, cette surexposition au bruit a des conséquences sur la réussite scolaire. Pour faire simple, plus une classe est bruyante, moins les résultats sont là ! Omniprésent, le bruit entraînerait même des retards d’acquisition du langage, mais aussi des difficultés de concentration, sans parler du stress… En théorie, le bruit en classe ne devrait pas dépasser 50 dB. Dans les faits, les niveaux sonores sont trop souvent largement au-dessus.

Alors, comment faire face à ce brouhaha ambiant qui nuit à la clarté de parole ? Passé maître dans « l’art du silence », Saint-Gobain a développé des matériaux à la performance acoustique éprouvée. Parmi les solutions anti-bruit, le triple vitrage bien sûr, mais aussi les panneaux isolants qui absorbent les sons de mur à mur ou les plafonds suspendus (que proposent les marques Ecophon ou Eurocoustic). Et ça marche ! Notre école élémentaire néerlandaise a ainsi réussi à réduire le bruit jusqu’à 45 dB tout en améliorant la clarté de parole (de 4 à 8 dB), grâce à ces plafonds acoustiques.

 

Confort thermique

Aux côtés du bruit, l’inconfort thermique est l’autre ennemi de l’apprentissage. Trop chaud en été, trop froid en hiver… Impossible pour les enfants de bien se concentrer, quand les températures jouent au yo-yo. Or, selon les experts, 20-21°C serait la température idéale pour bien apprendre. D’où l’importance de bien isoler les murs et les cloisons. Pour éveiller les esprits sans chauffer les méninges, certains établissements font le choix d’une isolation par l’extérieur, comme ce que peut proposer Weber, une marque de Saint-Gobain. D’autres misent sur le caractère chaleureux du bois, qui génère un sentiment de bien-être immédiat et garantit un confort optimal. Ailleurs, en particulier dans les pays chauds, on porte sa préférence sur les plaques de plâtre Placo® en laine minérale, qui offrent une conductivité thermique quatre fois moindre que la brique…

 

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Confort visuel

Où qu’ils se trouvent sur la planète, voici donc nos petits élèves prêts à étudier dans un environnement enfin silencieux, bien isolé, et donc, propice à l’apprentissage. Enfin presque. Car dans une classe, un mauvais éclairage ou une luminosité trop intense s’avère tout aussi néfaste que le bruit. Heureusement, il existe des solutions simples pour améliorer le confort visuel des élèves. À commencer par le remplacement des vieux néons qui ont vu passer des générations d’enfants par des sources lumineuses modernes du type LED. Sur les fenêtres, des verres de contrôle solaire (comme ceux développés par Saint-Gobain) sont aussi bien utiles pour laisser pénétrer ou non la lumière ou la chaleur, selon la zone géographique.

 

Qualité de l’air intérieur

Dernier point de vigilance pour un enseignement performant : la qualité de l’air ! Eh oui, il a été prouvé qu’en renouvelant l’air ambiant régulièrement, les enfants de 10-12 ans augmentaient sensiblement leurs capacités cognitives. Une étude portant sur 100 écoles primaires aux États-Unis a d’ailleurs révélé que les élèves obtenaient des résultats supérieurs de 2,9 % en mathématiques et de 2,7 % en langues si la ventilation augmentait de 1 litre par seconde et par personne*. Or, de nombreux établissements souffrent encore d’une mauvaise ventilation, avec en prime des sources potentielles d’humidité ou de moisissures. L’un des défis majeurs à l’école est donc d’offrir aux élèves un air plus sain, pour favoriser leur apprentissage mais aussi pour limiter la propagation des virus.

 

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Bonne nouvelle : certaines solutions signées Placo® ou Gyproc® (plaques de plâtre, dalles de plafond, etc.) utilisant la technologie Activ’Air® issue de la recherche de Saint-Gobain contribuent à purifier l’air intérieur en absorbant certains composés organiques volatiles (COV) comme le formaldéhyde, qu’on peut trouver dans les bois agglomérés des meubles. Associés à une bonne ventilation, ils favorisent une meilleure qualité d’air, et par ricochet, un meilleur apprentissage !

 

Ouverture sur le monde

Pour apporter un cadre d’enseignement optimal, l’école du futur doit donc mener une réflexion majeure sur les « 5 sens » (ouïe, vue, toucher, odorat, goût) et s’orienter vers des matériaux qui favorisent une meilleure vision, une écoute attentive, un souffle dégagé...

Lieu de tous les savoirs, elle n’oubliera pas non plus sa fonction première : forger les futurs citoyens. Dans cet esprit d’ouverture au monde, l’école de demain se doit d’offrir des espaces flexibles et modulaires pour interagir en petits groupes ou en classe entière. Tournée vers le bien-être social et psychologique des élèves, elle mêlera enseignement et « lieux de vie » autour d’espaces lumineux et conviviaux.

Voilà donc une école renouvelée, propice à créer de futurs citoyens. Une école plus « attentive » aux capacités d’apprentissage, mais aussi plus confortable, plus durable, respectueuse des élèves et de la planète. À la clé, une empreinte carbone réduite, des économies sur la facture énergétique… et des élèves plus épanouis.

 

* Allen J.G. et al. (2017), Foundations for Student Success: How School Buildings Influence Student Health, Thinking and Performance, Harvard, T.H. Chan School of Public Health.

 

Crédit photo : Studio Romantic/Shutterstock