L’enjeu invisible du confort acoustique

Les nuisances sonores sont devenues l’une des premières sources d’inconfort dans notre environnement quotidien. Des établissements scolaires aux espaces de travail, en passant par les lieux de soin et de restauration, le bruit affecte notre santé, notre concentration et notre bien-être. Face à cet enjeu grandissant, le secteur de la construction repense ses approches, avec un double défi : protéger aussi bien les occupants des bâtiments que ceux qui les construisent.

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Rien qu’en Europe, une personne sur cinq est exposée quotidiennement à des niveaux sonores nocifs pour la santé à long terme1. Et les effets du bruit sur la santé sont multiples et sous-estimés. « Le bruit est d’abord une agression physique », explique Geneviève Thiaucourt, Directrice Santé au Travail chez Saint-Gobain. « Au-delà du déficit auditif, qui se manifeste progressivement à partir de 80 décibels d’exposition, le bruit peut provoquer des acouphènes, mais aussi des troubles du sommeil, des troubles cardiovasculaires… »

Et les professionnels de l’industrie sont particulièrement exposés. Dans le secteur, les niveaux sonores dépassent fréquemment les 85 décibels, soit l’équivalent du bruit d’un trafic routier intense. Une exposition qui, sans protection adaptée, peut entraîner des pertes auditives irréversibles. 

 

Un enjeu commun à de nombreuses professions

 

Le bruit n’affecte pas que notre santé : il impacte directement notre faculté à travailler et à apprendre et plus généralement notre qualité de vie. Dans les espaces de travail, les études révèlent que 63 % des employés ne disposent pas d’un espace assez calme pour se concentrer. Dans la restauration, les niveaux sonores dépassent là aussi les 80 db(A)2, affectant à la fois le confort des clients et la santé du personnel.
 

1https://www.eea.europa.eu/articles/noise-pollution-is-a-major

2Le db(A) est une mesure du niveau sonore pondérée pour tenir compte de la sensibilité moyenne 

 

Un environnement de travail sain, la clé du bien-être au travail

 

À Delhi, en Inde, l’école Mount Abu s’est saisie du problème en installant des plafonds Ecophon Advantage E, une solution acoustique de Classe A qui absorbe 90 % du bruit. Une autre école élémentaire près de Rotterdam, aux Pays-Bas, confirme l'efficacité de cette approche : grâce à une combinaison de triple vitrage, de panneaux isolants muraux et de plafonds suspendus Ecophon, le niveau sonore a été réduit jusqu’à 45 décibels. La clarté de parole s’est, quant à elle, améliorée de 4 à 8 décibels. Plus besoin de hausser la voix pour se faire entendre ! 

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Le secteur de la santé n’est pas en reste. L’hôpital de Beroun en Tchéquie a installé 6 500 m² de conduits de ventilation autoporteurs pré-isolés CLIMAVER® Neto : une solution qui permet de créer l’environnement calme nécessaire au bien-être des patients. La clinique Veterio de Varsovie en Pologne utilise quant à elle les systèmes Ecophon Hygiène Meditec™ A et Solo™ Circle pour maintenir un niveau sonore inférieur à 60 décibels. Résultats : moins de stress pour les animaux encore plus sensibles aux bruits, mais aussi des conditions de travail améliorées pour le personnel soignant.

 

Mesurer et agir contre le bruit

 

Au-delà de ses solutions, Saint-Gobain a surtout fait de la lutte contre le bruit un enjeu stratégique de santé au travail en développant une approche précurseur de la mesure et de la gestion du bruit en milieu professionnel. Le Groupe a créé un indicateur de performance global : le HICE (Health Indicator for oCcupational Exposure). 

« Cet indicateur nous donne la possibilité de suivre avec précision les situations d’exposition au bruit dans nos sites avant protection auditive », explique Geneviève Thiaucourt. « Depuis le lancement de l’indicateur en 2019-2020, nous avons vu le taux de situations d’exposition au bruit passer de 23 % à 12,9 %. Une preuve que les mesures prises au sein du Groupe en faveur de la réduction du bruit permettent d’agir efficacement en faveur d’un environnement de travail sain. ». 

 

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Une avancée notable qui est le fruit d’un travail collaboratif qui conjugue expertise technique et engagement sur le terrain. Cette démarche pionnière — peu d’entreprises mesurent ce type d’indicateur — s’accompagne d’un objectif ambitieux : réduire à moins de 10 % les situations d’exposition significative au bruit. « Si nous développons des solutions acoustiques performantes pour nos clients, nous devons pouvoir appliquer les mêmes standards d’excellence pour nos collaborateurs », souligne Geneviève Thiaucourt.

L’amélioration passe d’abord par une cartographie précise des sources de bruit, les mesures individuelles d’exposition des collaborateurs et la mise en place de plans d’action adaptés. Des solutions simples peuvent avoir un impact significatif rapide : installation de silencieux sur les échappements d’air, remplacement des soufflettes traditionnelles par des modèles à bruit réduit, mise en place de panneaux acoustiques autour des équipements les plus bruyants... 

 

École : quand les matériaux favorisent l'apprentissage

 

L’acoustique n’est plus une réflexion après-coup, mais devient un élément central de la conception des bâtiments. Des établissements de santé aux espaces de travail, en passant par les lieux d’enseignement, chaque secteur développe ses exigences spécifiques. Cette évolution pousse le secteur de la construction à innover, tant dans les solutions techniques que dans les méthodes de mise en œuvre.

Saint-Gobain applique cette conviction en développant des solutions toujours plus performantes pour ses clients et en s’engageant concrètement dans l’amélioration des conditions de travail de ses collaborateurs. Cette symétrie des intentions illustre une approche globale du confort acoustique, où l’innovation technologique se met au service du bien-être de tous. Le silence n’est plus un luxe, mais un élément central d’un avenir plus durable.